Chapitres

  1. Introduction
  2. Prendre soin de soi : en quoi ça consiste ?
  3. Prendre soin de soi : c’est égoïste et je n’ai pas le temps
  4. L’incitation sociale qui nous rend tous malheureux
  5. Pourquoi nous ne savons pas comment prendre soin de nous ?

Introduction

Êtes-vous êtes un peu stressé·e, fatigué·e, dans un état permanent d’anxiété ? Avez-vous oublié à quoi ressemble la joie ?

Est-ce que votre entourage vous répète souvent de “prendre soin de vous” ?

J’imagine que c’est probable. Mais cette recommandation vous paraît tellement banale que vous négligez d’en tenir compte 😞

Pourtant, au fond, vous savez que prendre soin de vous vous aiderait à vous sentir mieux. Vous sentez que cela devrait être quelque chose de facile, évident, naturel…

Alors pourquoi n’y arrivez-vous pas ? Pourquoi culpabilisez-vous à l’idée de prendre du temps pour vous ?
Et en fait, en quoi ça consiste vraiment de « prendre soin de soi » ?!

Prendre soin de soi : en quoi ça consiste ?

Une erreur courante consiste à croire que prendre soin de soi est une action que vous entreprenez pour apaiser votre esprit et votre corps sous pression.

En fait, prendre soin de soi, ce n’est pas une action. C’est d’abord une intention. Et une intention est une pensée. Une pensée qui en effet, va entraîner une action.

Donc, ce qui définit avant tout les soins personnels est la pensée qui en est à l’origine. Le “pourquoi” des soins personnels compte beaucoup plus que l’action elle-même. Le “pourquoi” compte plus que le “comment”.

Pourquoi mangez-vous du chocolat ou jouez-vous en ligne ou vous contorsionnez-vous sur votre tapis de yoga en posture du cobra ? Est-ce que vous le faites pour vous protéger, vous engourdir ou vous réconforter ? Est-ce que vous essayez d’échapper à une émotion que vous ne voulez pas ressentir ?

Ou agissez-vous parce que vous l’avez consciemment choisi à l’avance comme moyen de promouvoir votre santé mentale, émotionnelle et physique ?

Si vous êtes dans ce dernier cas, alors bravo. Je ne peux que vous inciter à continuer.

Sinon, voici ce en quoi je crois.

Ma conviction est que l’activité la plus importante en matière de soins personnels consiste à gérer vos pensées.

Car votre façon de penser façonne ce que vous ressentez et comment vous vous comportez. Votre façon de penser crée vos émotions qui elles-mêmes influent sur vos comportements, qui à leur tour façonnent les expériences de votre vie.

Vos pensées créent votre vision du monde. Vous pouvez choisir de regarder le monde avec le filtre de votre choix, en modifiant vos pensées.

Prendre soin de soi, c’est égoïste et je n’ai pas le temps

Il est difficile pour beaucoup de personnes de prendre soin d’elles-mêmes.

Comme toujours, les sources de ces difficultés proviennent du milieu éducatif, familial, social qui a généré chez ces personnes des pensées négatives sur elles-mêmes ou sur le monde.
Des pensées négatives, bien souvent irrationnelles, qui les empêchent de se faire du bien.

Ces pensées, nous les appelons « croyances limitantes » en psychologie cognitive et comportementale. Le terme de croyance dans ce contexte n’a bien sûr rien à voir avec la religion. Il s’agit d’un ensemble de certitudes, jamais remises en question, et qui conditionnent le regard que vous portez sur vous et sur votre environnement.

Derrière les excuses les plus courantes, telles que « je n’ai pas le temps », il y a toujours une croyance limitante solidement ancrée.

Vous pensez que vous n’avez pas le droit de vous faire plaisir, ou que prendre un moment pour vous est quelque chose de trop futile pour fonctionner.
Vous avez de grandes théories et des idées bien arrêtées.
Mais vous avez oublié que sans expérimentation, les théories ne valent rien.

Bien sûr, vous n’êtes pas coupable de cela. On vous a sans doute ressassé pendant des années, que s’occuper de soi est un acte égoïste, ou que d’aller se prélasser dans un institut de beauté c’est pour les riches, ou que sais-je encore… Tout un tas de pensées qui ne vous appartiennent pas mais que vous avez si totalement intégrées qu’elles vous pourrissent l’existence.

Vous n’êtes pas coupable. Mais vous êtes responsable.
Responsable parce qu’il n’y a que vous qui pouvez changer les pensées qui sont dans votre tête. Vous êtes aujourd’hui un adulte libre de faire ce qu’il veut de sa vie. Vous avez le droit de remettre en question l’éducation que vous avez reçue, de sortir d’un carcan trop rigide que vous avez subi toute votre vie.

Vous risquez de bousculer un peu l’équilibre sur lequel vous vous êtes construit·e. Mais il s’agit de toute façon d’un équilibre précaire. Alors autant balancer un bon coup de pied dans cette pile de croyances limitantes, et tout recommencer selon vos propres règles.

Les pensées que vous avez dans la tête doivent être les vôtres. Vous n’avez pas à regarder la vie à travers les lunettes de quelqu’un d’autre. Même si ce quelqu’un d’autre est un membre de votre famille.

Vous êtes responsable de vos pensées. Vous êtes responsables de mieux penser pour mieux vivre votre vie.

L’incitation sociale qui nous rend tous malheureux

Notre environnement social nous incite à prendre soin de nous d’une manière inefficace pour notre bien-être.

Parce que nous vivons dans une société d’ultra-consommation, qui se focalise beaucoup trop sur l’avoir au détriment de l’être.

Donc, on essaie de nous convaincre que consommer des biens matériels va nous rendre heureux.

Pourtant, aussi grande que soit notre télévision ou aussi puissante que soit notre voiture, nos problèmes de stress, d’anxiété ou de fatigue ne disparaissent pas pour autant.

Les personnes qui parviennent à suivre le rythme effréné dicté par cette société de consommation n’en sont donc pas plus heureuses.

Et les personnes qui n’y parviennent, pas, faute de moyens financiers suffisants, développent des sentiments de honte et de frustration.

Dans cette course au « paraître », tout le monde est perdant.

Les actions destinées à se faire du bien de manière superficielle, que ce soit par des actes d’achat, ou d’autres actions non motivées par une intention saine, entraîne une explosion temporaire de dopamine ou un répit temporaire du stress.

Mais ces actions doivent être répétées encore et encore car elles ne changent pas ce qui a créé le mal-être au départ.

Si vous détestez votre corps, aucune activité physique (ou nourriture) ne changera vos pensées négatives au sujet de votre silhouette. La seule façon de les changer est de le décider de manière consciente et de s’y appliquer à chaque fois qu’elles vous viennent à l’esprit.

La gestion de votre esprit est la seule forme de soins personnels qui réduise réellement le mal-être, le stress, le surmenage et l’épuisement professionnel.

Bien sûr, je ne vous dis pas qu’il faut arrêter de profiter des plaisirs de la vie. Bien au contraire. Faites ce que vous aimez : prendre un bain parfumé, regarder un film de science-fiction, manger un chou à la crème, faire de l’exercice, voir des amis.

Mais faites-le en profitant de ces activités, de ces aliments, ou de ces personnes pour ce qu’ils sont, plutôt que de les utiliser pour vous aider à faire face au stress que vous vous créez.

Ce que je veux dire, c’est que ces plaisirs doivent se suffire à eux-mêmes. Ils ne doivent pas être un palliatif, une drogue que vous prenez pour oublier ce qui ne va pas dans votre vie.
Parce que c’est le meilleur moyen de tomber dans l’addiction. Quelle soit alimentaire, sportive ou affective…

Pourquoi nous ne savons pas comment prendre soin de nous ?

Est-ce que prendre soin de vous est quelque chose que vous faites pour vous apaiser APRÈS avoir créé beaucoup d’émotions négatives pour vous-même ?

Si oui, cela devrait être un signal pour vous. Le signe qu’il est temps de vous concentrer sur la résolution du problème fondamental : vos pensées.

Il existe un paradoxe concernant notre discours intérieur négatif. C’est que nous décidons de réaliser une action, celle de prendre soin de soi, qui va en réalité à l’encontre de nos propres intérêts.

Par exemple, si vous pensez intérieurement beaucoup de choses désagréables à propos de vos choix alimentaires, cela crée un sentiment de honte.
Et ensuite que faites-vous pour faire face à la honte ?
Vous compensez. Souvent avec de la nourriture.

Donc, vous critiquer pour vos choix alimentaires ou l’apparence de votre corps vous amène à utiliser des aliments ou d’autres substances pour vous réconforter – et vous vous faites honte pour cela ! C’est un cercle vicieux.

Prendre soin de soi, de manière efficace, c’est d’abord créer une intention positive dans votre esprit. Puis se consacrer à ce soin de soi entièrement. Vous autoriser à ce moment, noter le rendez-vous dans votre agenda et vous y tenir, y accorder autant d’importance que s’il s’agissait d’un rendez-vous avec une tierce personne.

Prendre soin de soi, ce ne doit pas être une action désespérée, compulsive ou de compensation. Mais quelque chose qui va de soi dans votre routine quotidienne. Presque aussi vital pour l’esprit, que respirer, dormir, s’hydrater et manger le sont pour le corps…

Si vous avez besoin d’aide pour enfin prendre soin de vous en mettant de l’ordre dans vos pensées et donc dans votre vie, je vous invite à consulter ma page coaching. J’y explique en détails ma façon de pratiquer et la méthode que j’utilise.

Je vous retrouve dans le prochain épisode du podcast et d’ici-là, pensez à prendre soin de vous 😉

Le partage, c'est la vie ! 😉

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