Sommaire de l’émission (chapitres)

  1. Différence entre comportement et personnalité
  2. Qu’est-ce que l’assertivité ?
  3. Quelle est mon expérience personnelle avec cette méthode ?
  4. Distinguer les personnes toxiques et les sensibles en souffrance
  5. Quels sont vos droits fondamentaux dans une relation ?
  6. Quels sont les blocages qui empêchent l’affirmation de soi ?
  7. Quelles sont les attitudes à effets négatifs des personnes n’ayant pas d’assertivité ?
  8. Comment formuler une demande assertive ?

Sources documentaires

Introduction

Bonjour, c’est Axelle. J’espère que vous êtes en pleine forme !

Dans l’épisode précédent, je vous ai parlé de l’envie comme l’élément indispensable pour être heureux avec les autres. J’ai détaillé les quatre qualités nécessaires pour une communication bienveillante. Enfin, je vous ai présenté une méthode efficace pour vous préserver d’un comportement toxique dans le cadre professionnel.

Aujourd’hui je vous expose une méthode en particulier : la communication assertive. Mais d’abord, je souhaite préciser un point important.

Différence entre comportement et personnalité

Les théories de la personnalité correspondent à des classifications. Ces classifications regroupent des tendances générales. Une tendance générale va être un trait de caractère commun à une majorité de personnes. Par exemple, en tant qu’hypersensibles, nous possédons généralement une forte émotivité.  Mais chacun d’entre nous reste unique par les autres composantes de son caractère, son vécu, sa vision du monde.

Par ailleurs, dans toute classification, il y a des formes mixtes. Par exemple, chez les personnalités difficiles, on trouve des personnalités agressives ou manipulatrices et d’autres qui combinent les deux.

Connaître la classification des personnalités difficiles est utile. Car cela aide à les reconnaître. Ainsi, on peut mieux gérer certaines situations. Il peut arriver aussi que l’on se retrouve dans certains traits de personnalité. Ceci permet de mieux comprendre son propre fonctionnement. Et d’améliorer ce qui nous pose problème.

Attention, vous pouvez posséder quelques traits de comportement d’une personnalité difficile sans en être une ! Les personnalités difficiles souffrent de troubles caractérisés par des traits de comportements durables. De plus, ces traits de comportement s’exercent dans tous les domaines de la vie. Ce sont donc des traits de caractère très marqués, très figés. Ils entraînent toujours une souffrance pour eux-mêmes ou pour les autres.

Si vous voulez plus d’informations sur les personnalités difficiles, vous pouvez me laisser des commentaires sur Messenger ou sur la page Contact de mon site web.

À présent, nous allons passer au sujet principal…

Qu’est-ce que l’assertivité ?

Selon Wikipédia, l’assertivité est la capacité à s’exprimer et à défendre ses droits sans empiéter sur ceux des autres.

Le mot assertivité vient de l’anglais « assertiveness », formé à partir du verbe « to assert ». Ce qui signifie : s’affirmer, défendre ses droits, défendre son opinion.

On peut donc traduire l’assertivité par l’affirmation de soi.

Par conséquent, l’assertivité découle du principe que vous possédez certains droits fondamentaux.

Si vous n’êtes pas conscient de ces droits, vous ne pouvez pas être assertif. Vous n’oserez pas exprimer ce que vous pensez et ressentez dans le respect de vous-même et celui des autres.

Quelle est mon expérience personnelle avec cette méthode ?

Je connais bien le monde de l’entreprise pour avoir été salariée pendant 27 ans. Tant dans des petites structures que dans des grands groupes. J’ai été déléguée du personnel en même temps qu’assistante de direction. J’ai évolué sur des postes de gestionnaire ressources humaines avant de quitter définitivement le salariat.

Ces expériences m’ont permis d’observer les deux côtés du miroir. À titre personnel ou en tant que témoin, j’ai été confrontée à des personnalités difficiles. On peut en rencontrer à tout niveau : un hiérarchique, un collègue, un client.

J’ai découvert l’assertivité lors d’une formation en « gestion des émotions » il y a quelques années. Cet outil m’a été utile pour prendre confiance en moi. J’ai réussi à développer une communication plus affirmée. Je suis même parvenu à améliorer une situation conflictuelle que je vivais à cette époque.

C’est pourquoi je suis en mesure de vous conseiller aujourd’hui. Les informations que je vous donne peuvent vous aider à préserver votre bien-être. Car vous serez peut-être confronté un jour à une personnalité toxique dans le monde de l’entreprise ou dans votre vie privée.

Distinguer les personnes toxiques et les sensibles en souffrance

J’ai moi-même eu des comportements de type passif-agressif envers certains patrons durant mes jeunes années. Je mettais en place des stratégies de résistance. J’arrivais en retard, je contestais les consignes qu’on me donnait… Bref, je me comportais comme l’adolescente immature et en souffrance que j’étais.

J’avais un rapport d’extrême méfiance vis-à-vis de l’autorité. Car j’avais subi des maltraitances par mon géniteur et ma belle-mère : l’autorité familiale.

Pour autant, je n’avais pas cette attitude dans la sphère privée. Ce qui signifie qu’il s’agissait d’un comportement (en l’occurrence défensif) et non d’une personnalité.

Il est possible de supprimer ou améliorer les comportements qui nous font souffrir. C’est le but du développement personnel.

J’insiste sur ces différences entre personnalité et comportement. Car vous pouvez avoir affaire à une personne qui ne réalise pas le mal qu’elle fait. Simplement parce qu’elle est dans une grande souffrance psychologique.

Il existe des personnalités toxiques dénuées d’empathie. Mais certaines personnes aux comportements difficiles sont simplement tourmentées. Il est possible que ces dernières attendent juste un peu de l’attention et de la bienveillance qu’elles n’ont jamais reçue.

L’acceptation est souvent un préalable nécessaire pour amener quelqu’un à changer son comportement. Si une personne est malveillante de manière systématique avec vous, vous devrez vous en préserver. Mais si votre radar à émotions vous indique qu’elle n’est pas si mauvaise, alors vous pourrez tenter de communiquer avec elle. Ainsi, elle apaisera ses tendances négatives.

Et vous aurez contribué à améliorer le monde.

J’ai rencontré durant ma vie professionnelle, des personnes qui ont été pour moi des tuteurs de résilience. Y compris chez des supérieurs hiérarchiques. Ces personnes ont su détecter qui j’étais vraiment. Car derrière mes provocations et mon agressivité se cachaient une grande détresse. Grâce à elles, j’ai pu me remettre en question et évoluer de manière positive.

Quels sont vos droits fondamentaux dans une relation ?

La première chose à faire pour vous affirmer est de prendre conscience de vos droits.

Vous avez le droit :

  • De ressentir
  • D’être différent
  • De vous exprimer
  • De ne pas être d’accord
  • De changer d’avis
  • De vous tromper
  • De ne pas tout comprendre
  • De ne pas tout savoir
  • De demander de l’aide
  • De refuser quelque chose sans vous sentir coupable ou égoïste
  • De considérer que vos besoins sont aussi importants que ceux des autres

Quels sont les blocages qui empêchent l’affirmation de soi ?

  • Ces blocages sont très souvent liés à des peurs. Peur de ne plus être aimé, d’être rejeté, peur de blesser, peur du conflit.
  • Ils peuvent provenir des carences éducatives que j’ai déjà évoquées. On ne nous apprend pas à communiquer efficacement. Encore moins à exprimer nos ressentis, nos limites et nos besoins.
  • Le manque d’estime de soi est très souvent à la base d’un manque d’affirmation de soi. Une personne s’accordant peu de valeur va estimer que les besoins des autres sont plus importants que les siens.
  • Enfin, les croyances limitantes sont une cause fréquente de bien des problèmes dont le manque d’assertivité. Pour clarifier, je vous donne un exemple de croyance limitante : « Dire non, c’est être égoïste ». Ce type de croyance est ancré chez les personnalités évitantes dont nous allons parler tout de suite.

Un autre exemple de croyance limitante que j’avais plus jeune était « Il faut que je montre ma force, sinon on va me faire du mal ».

Quelles sont les attitudes à effets négatifs des personnes n’ayant pas d’assertivité ?

Quelqu’un qui ne fait pas preuve d’assertivité va utiliser des comportements déviants. Il en existe trois principaux. Parfois, deux ou trois traits de comportements sont associés, en fonction des situations.

1er comportement : l’agressivité

La personnalité agressive cherche à attaquer ou à dominer. Elle va s’efforcer d’imposer ses propres règles. Utiliser la provocation, accuser ou juger les autres sans raison valable. Elle va essayer d’occuper toute la place. C’est-à-dire qu’elle va franchir votre bulle intime. Vous savez cette frontière virtuelle autour de vous dans laquelle vous ne laissez entrer que des proches.

La spécialité de la personnalité agressive est d’empiéter sur le territoire de l’autre afin de l’intimider. Elle le fait physiquement mais aussi verbalement. En dévalorisant, en blessant ou en utilisant la menace pour atteindre ses objectifs.

2ème comportement : la soumission

La personnalité évitante va fuir ou se soumettre aux personnes ou événements qu’elle craint.

Ce type de personnalité n’exprime pas son opinion par peur des conflits. Elle peut nier l’existence des problèmes. Elle se ment à elle-même. Elle se justifie beaucoup auprès des autres même lorsqu’ils ne lui demandent rien. Elle ne respecte pas ses besoins et laisse les autres choisir à sa place.

3ème comportement : la manipulation

La personnalité manipulatrice va chercher à obtenir ce qu’elle souhaite des autres pour servir ses propres intérêts. Elle ne tient compte QUE de ses besoins personnels, au détriment de ceux d’autrui. Cette attitude n’a RIEN à voir avec une saine écoute de ses propres besoins comme je vous le conseille fréquemment. Ici, la personnalité manipulatrice utilise des moyens détournés sans se soucier des dommages qu’elle peut causer.

Dans le cas des manipulateurs pervers, elle se réjouit même des souffrances qu’elle inflige. Car cela lui prouve sa capacité à imposer sa domination.

À ce sujet, je vous conseille d’écouter l’épisode n° 3 si ce n’est déjà fait.  Je vous y explique en détails comment vous préserver face à ce type de comportement.

Comment formuler une demande assertive ?

Vous devez d’abord identifier vos besoins par rapport à une situation donnée. Cela peut être sous forme de conseil, de soutien moral ou matériel. Rappelez-vous que vous avez le droit de demander de l’aide.

Ensuite, on formule la demande suivant le modèle DESC :

D             DÉCRIRE les faits : être le plus objectif possible, ne porter aucun jugement, ne pas faire de généralisation avec des « toujours » ou des « jamais ».

E             Nommer vos ÉMOTIONS : pour cela, on doit utiliser le « Je » et non le « Tu ».

S             Proposer des SOLUTIONS : en parlant du présent ou du futur sans ressasser le passé, ce qui est plus positif

C             CONSÉQUENCES positives : pour l’équipe, les clients, la relation amicale, le couple, la famille, etc.

Un exemple réel de demande non-assertive

Je peux vous donner un contre-exemple que j’ai entendu hier en faisant mes courses.

Un couple devant moi à la caisse du magasin. L’homme est adossé nonchalamment sur la caisse opposée, tourné vers sa compagne. Celle-ci se penche vers le panier et commence à déposer ses courses sur le tapis roulant. Elle lance : « Surtout, ne m’aide pas. Cela pourrait te fatiguer. ».

À l’évidence, sur le fond, sa demande était légitime. L’homme n’avait visiblement pas l’intention de l’aider.

Mais sur la forme, cette demande était non assertive.

La conséquence de cette mauvaise communication, c’est que cela a renforcé le comportement de son compagnon. Pour ne pas perdre la face vis-à-vis des autres clients, il est resté tranquillement là où il était. Sa compagne a déposé toutes les courses seules sur le tapis roulant.

Pourquoi selon vous ? Et bien tout simplement, cette demande était agressive et cynique. « Cela pourrait te fatiguer» accusait la paresse de son compagnon. « Surtout, ne m’aide pas » sous-entendais le mépris. L’ensemble de la phrase avait une connotation négative.

Un simple « Veux-tu bien m’aider stp ? » demandé avec le sourire, aurait probablement changé la réaction de l’homme. Peut-être pas s’il est très mal éduqué. Mais en tout cas, avec cette formulation rentre-dedans, il n’y avait AUCUNE chance qu’il change  son attitude.

Exemples de demande assertive dans la sphère professionnelle et privée

Je vais maintenant vous donner des exemples de demande assertive.

En voici une dans un cadre professionnel :

D : Je suis entrain de travailler sur un dossier important et j’entends votre conversation.

E : Cela me me stresse car j’ai peur de ne pas finir à temps.

S : Pourriez-vous échanger à voix basse SVP ?

C : Je serai moins stressée et plus efficace, ce sera plus agréable pour tout le monde.

À présent, un autre exemple dans un cadre privé :

D : Je constate que tu es rentré à une heure tardive tous les soirs cette semaine.

E : Je me suis sentie abandonnée et triste.

S : Est-ce que l’on pourrait se réserver au moins une soirée rien que tous les deux à partir de maintenant ?

C : Ce sera agréable de partager plus d’activités et de discussions.

Passez à l’action !

Maintenant c’est à vous de jouer ! Repensez à une situation qui vous a contrarié récemment. Et imaginez un échange suivant le modèle DESC.

Vous pouvez m’envoyer vos exemples pour que j’en parle sur le podcast. Je conserverai votre anonymat bien sûr. Je nommerai simplement votre prénom ou un pseudonyme si vous le souhaitez.

Cet épisode est un peu plus long que d’habitude. Je remets donc à la prochaine fois la façon de formuler un refus assertif.

Une dernière chose avant de se quitter. Chaque épisode me demande en moyenne 15 heures de travail. Il y a le temps de réflexion, de structuration de mes idées, l’enregistrement et le montage audio et enfin la mise en ligne. C’est un  travail que je vous offre avec plaisir. Mais je me sens un peu isolée derrière mon micro. Alors, cela m’encouragerait si j’avais des commentaires de votre part. De cette façon, je serai sûre de faire des épisodes qui correspondent à vos attentes et de ne pas parler dans le vide.

Ceci était une demande assertive. Prenez soin de vous et à très bientôt !

 

Le partage, c'est la vie ! 😉

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