13- L’affirmation de soi 

13- L’affirmation de soi 

L’affirmation de soi : j’énonce mes besoins, dans le respect de moi et de l’autre

Formation Sérénité en Société : l’accompagnement en ligne pour devenir heureux avec soi et avec les autres

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Chapitres

  1. L’équilibre du « soi »
  2. De l’importance de savoir poser des limites
  3. Qu’est-ce que l’affirmation de soi ?
  4. La peur des autres : une barrière à l’affirmation de soi
  5. Deux clés pour développer son affirmation de soi

Introduction

Bonjour c’est Axelle, j’espère que vous êtes en pleine forme.

Dans le dernier épisode, j’ai démarré une mini-série sur le « soi ». J’ai parlé de l’estime de soi, qui est l’opinion que vous avez de votre valeur en tant que personne. Aujourd’hui, je vais vous parler de l’affirmation de soi.

L’équilibre du « soi »

Je vous dis souvent qu’on ne peut construire une relation positive avec quelqu’un sans s‘aimer d’abord soi-même. Tout simplement parce que notre « soi » se construit sur deux bases : la relation à soi et la relation aux autres.

Imaginez le « soi » comme un lac. Dans ce lac, se déverse des cascades :

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  • L’image de soi, composé de l’estime de soi, de l’amour de soi, du respect de soi et de toutes les émotions qui en découlent,
  • La relations aux autres, alimentée par votre communication, votre positionnement, vos pensées, vos croyances sur le monde.

Si l’une de ces cascades se tarit alors le niveau du lac n’est plus équilibré.

De même, si le débit de l’une des cascades est trop important, par exemple une relation à l’autre de type agressif, le lac déborde et l’environnement dont il fait partie se dérègle.

 

Les différentes composantes du soi se renforcent et s’alimentent les unes aux autres.

Nous avons tendance à oublier que nous, les êtres humains, faisons partie d’un écosystème naturel qui repose sur un équilibre fragile.

Notre environnement social est basé sur ce même principe d’équilibre. Tout est interdépendant, tout est connecté. Nous avons besoin des autres et les autres ont besoin de nous.

De l’importance de savoir poser des limites

Les personnes disposant d’une faible estime de soi pensent qu’elles n’ont pas de valeur. Si vous pensez que vous êtes peu digne d’intérêt, vous ne parviendrez pas à affirmer vos besoins et vos idées. La conséquence directe est que vous risquez de vous faire manipuler, contrôler ou simplement sous-estimer. Dans tous les cas, cela aura un impact négatif dans votre vie.

Le manque d’affirmation de soi est une conséquence directe d’une estime de soi déficiente. C’est pourquoi, l’estime de soi est primordiale pour parvenir à s’affirmer et à développer de bonnes relations avec les autres.

Le plus difficile est bien sûr de trouver un juste milieu entre une attitude bienveillante et un comportement qui amène les autres à vous respecter.

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La vérité qu’il faut avoir en tête c’est qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. C’est vrai que la gentillesse, la politesse facilite les relations sociales. Mais si vous passez sans cesse l’éponge sur des comportements qui vous insupportent, vous accumulerez des frustrations. Et il n’y a rien de pire que l’agressivité refoulée. Car elle peut alors exploser avec violence, et vous faire aussi mal à vous-même.

Vouloir être aimé de tout le monde, c’est souvent un signe de faiblesse. De peur de vous faire mal voir, de vous faire rejeter, de vous créer des problèmes, vous contenez vos réflexions, vous faites profil bas. Pourtant, ça n’empêchera personne de dire du mal de vous dans votre dos, voire de vous faire trébucher à l’occasion.

Alors soyez authentique.

Qu’est-ce que l’affirmation de soi ?

On l’a vu, le « soi » doit être équilibré. C’est pourquoi s’affirmer ce n’est pas tirer à feu ouvert sur tout ce qui bouge mais s’exprimer fermement et avec respect.

Un déficit d’affirmation de soi provoque des comportements inadaptés en société. J’en ai parlé en détail dans mon podcast sur l’assertivité, je vous invite à l’écouter pour en retirer des clés de communication.

Une personne non affirmée va adopter soit un comportement passif/évitant, soit un comportement agressif dans ses relations avec les autres.

L’assertivité est la capacité à exprimer ses opinions, ses besoins, ses émotions, dans le cadre d’une relation égalitaire et constructive. Il s’agit du seul comportement valable pour une vie agréable en société. Une personne disposant de cette compétence va défendre ses intérêts sans écraser les autres.

L’assertivité est donc une forme d’affirmation de soi. Et elle se construit sur la base de bonnes compétences relationnelles.

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Bouquetin agressif et bouquetin passif 😉

L’affirmation de soi c’est simplement apprendre à mieux communiquer. Et la bonne nouvelle, c’est que plus vous pratiquez, plus cela devient naturel donc facile.

En général, les problèmes d’affirmation de soi, trouvent leur cause dans l’enfance, dans l’éducation. Il peut y avoir une part de tempérament, de génétique mais qui, a priori, n’est pas déterminante.

D’ailleurs, j’en ai parlé dans mon podcast sur la plasticité cérébrale. On a vu que la part de génétique est beaucoup moins importante qu’on ne le pensait auparavant. La plasticité de notre cerveau nous permet de créer de nouvelles connexions neuronales. Et donc de nouveaux comportements. Et cela tout au long de la vie.

Les adultes qui auraient subi une éducation très stricte durant leur enfance, à travers laquelle ils n’avaient pas le droit à la parole, vont avoir des difficultés à s’affirmer.

Au contraire, les « enfants-rois », à qui on a laissé tout faire sans leur imposer aucune règle vont développer à l’âge adulte une tendance à écraser les autres. À tenir seulement compte de leurs propres intérêts. Mais cette pseudo-confiance est créée sur de mauvaises bases. Elle tombera en miettes dès qu’ils se prendront une gifle de quelqu’un de plus fort qu’eux.

Quoi qu’il en soit, même si durant l’enfance on peut avoir été victime, par la force des choses, une fois adulte, il s’agit de responsabilité individuelle. Quand on est en interaction avec des personnes, qui nous informent que notre comportement n’est pas convenable ou qu’il est choquant pour eux, on doit se remettre en question.

Comme toujours dans la vie, tout est question de choix, de décision personnelle, de prise de responsabilités. Ainsi, on peut passer à l’action pour changer ce qui nous pose problème, ce qui nous rend malheureux. Ou ce qui cause dans notre comportement de mauvaises relations avec les autres.

La peur des autres : une barrière à l’affirmation de soi

Le manque d’affirmation de soi peut être lié à de l’anxiété sociale. Une personne qui a peur du regard des autres, va avoir d’énormes difficultés à s’exprimer face à un groupe ou face à un individu qui représente l’autorité. Ou encore dans certains contextes particuliers qui demandent de la compétition ou de la performance.

Cela peut être lors d’un entretien d’embauche par exemple, ou lors d’une nouvelle rencontre amoureuse. Parce que des pensées automatiques dévalorisantes vont constamment venir à l’esprit de cette personne. Ces pensées ne sont jamais en adéquation avec la réalité car la personne anxieuse imagine toujours le pire.

Mais pour ne pas être confrontée à cette peur, elle va éviter les situations qui la génèrent. Malheureusement, cet évitement renforce l’anxiété sociale.

Mais c’est un cercle vicieux qui est difficile à briser. Car il s’agit de croyances négatives profondément ancrées dans le cerveau de la personne, généralement depuis des années. Et la plupart du temps, ces pensées ne sont pas conscientes.

anxieuse

Je ferai peut-être un épisode entier dédié à l’anxiété sociale. Cependant, sachez que si vous souffrez d’anxiété ou même de phobie sociale, ce n’est qu’un symptôme. Ce symptôme s’exprime par votre peur d’être jugé, votre peur du regard des autres.  Vous n’êtes pas condamné à vivre reclus et ne jamais avoir confiance en vous. Vous n’êtes pas vos pensées, vous n’êtes pas votre peur. Mais vos pensées créent votre réalité. C’est important à comprendre. Pour changer, il faut d’abord changer ses pensées et sa vision du monde.

Deux clés pour développer son affirmation de soi

Le mimétisme

Si aujourd’hui vous avez des difficultés à vous affirmer, il vous faut commencer par développer une bonne image de vous-même. C’est un travail simple, que vous devez effectuer chaque jour mais qui  prendra quelque temps.

Commencez par observer les personnes dans votre entourage que vous trouvez charismatiques. Lorsque j’évoque le charisme, je parle d’autorité naturelle et non d’autoritarisme. Quelqu’un de charismatique, c’est quelqu’un que tout le monde écoute religieusement, sans qu’il ait besoin d’élever la voix. S’affirmer c’est convaincre grâce à l’influence et non par la force.

Étudiez le comportement de ces personnes, la façon dont elles marchent, leur port de tête, le ton de leur voix et intégrez petit-à-petit certains de ces comportements.

Votre cerveau ne fait pas la différence entre ce que vous imitez et ce que vous êtes. Si vous jouez régulièrement à être quelqu’un de confiant, vous deviendrez confiant. Alors, considérez désormais votre vie comme du théâtre, et exercez-vous !

Si vous ne connaissez pas de telles personnes dans votre entourage, lisez des biographies de personnages que vous admirez. Certains chemins de vie sont souvent très instructifs et inspirants.

Savoir s’entourer

Pour parvenir à vous affirmer, il vous faut aussi vous sentir en sécurité. Si vous n’êtes entouré que par des personnes toxiques ou indifférentes, vous aurez du mal à vous sentir en confiance.

Il vous faut donc rechercher des soutiens, fréquenter uniquement des personnes qui vous font du bien.

 

Vous savez que je ne crois pas aux liens du sang. Dans notre culture française, on s’impose souvent de s’occuper de personnes de notre famille malgré leur toxicité. Les liens du sang ne sont rien sans amour et sans respect de part et d’autre. Je pense qu’il faut s’éloigner sans hésitation de toute personne qui est nocive pour votre bien-être, même si elle fait partie de votre famille.

Les personnes qui vous veulent du bien sont celles qui se sentent concernées par vos problèmes. Et qui sont heureuses de vos réussites. Ce sont les personnes qui sont capable de vous renvoyer parfois l’ascenseur quand vous les aidez, sinon ce sont des parasites.

Les personnes qui vous font du bien sont celles qui relativisent vos malheurs et font en sorte de vous changer les idées. Ce sont celles qui vous écoutent attentivement pour vous remonter le moral en vous préparant une boisson chaude.

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Ce sont celles qui vous traitent d’égales à égale et non celles qui vous infantilisent.

Ce sont celles qui valorisent vos qualités, qui vous montrent leur fierté ou leur confiance.

Ce sont celles qui vous paient un resto quand elles savent que vous n’avez pas un rond. Et qui vous disent que vous les inviterez plus tard.

Ce sont celles qui vous apprécient, vous font des compliments mais savent aussi vous dire que vous avez une mine affreuse, quand c’est pour votre bien. Et qui vous secouent pour vous ouvrir les yeux ou vous sortir de votre torpeur.

Alors si à partir de maintenant, vous ne fréquentiez que ce genre de personnes ? Ne  pensez-vous pas que votre vie en serait transformée ?

Je vous dis à bientôt pour le prochain épisode. Prenez soin de vous.

12- Estime de soi : parce que je le vaux bien !

12- Estime de soi : parce que je le vaux bien !

L’estime de soi : parce que je le vaux bien

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Chapitres

  1. Je m’estime car je suis une personne de valeur
  2. Estime de soi et confiance en soi
  3. Estime de soi et traumatismes
  4. Ma solution pour développer votre estime de soi et avoir de belles relations sociales

Introduction

Bonjour c’est Axelle, j’espère que vous allez bien.

Aujourd’hui je vais commencer une mini-série sur le « soi ». Lorsque l’on évoque l’estime de soi et la confiance en soi, on fait souvent des amalgames entre les deux. On considère ces caractéristiques comme interchangeables. Or,  si ces concepts sont étroitement liés, ils recouvrent aussi des réalités différentes.

La bonne nouvelle c’est que la confiance comme l’estime de soi ne sont pas des qualités innées. Elles se construisent. Et je vais vous proposer une solution si vous souhaitez développer les vôtres.

Commençons notre tour d’horizon du soi par l’estime de soi. Que recouvre-t’elle et comment s’exprime-t-elle ?

Je m’estime car je suis une personne de valeur

L’estime de soi est l’opinion que l’on a de sa propre personne. Cette opinion se base sur des critères internes et non externes.

Les personnes dotées d’une bonne estime de soi n’ont pas besoin de briller sur des éléments tels que leur statut social, le niveau de leurs revenus ou la marque de leur voiture.

Elles n’ont pas besoin de s’appuyer sur des béquilles comme l’alcool, la drogue ou le sexe.

Elles se traitent avec respect et prennent soin d’elles-mêmes et de leur entourage.

Elles sont capables de s’investir dans des projets et des relations. Parce qu’elles ne craignent ni l’échec ni le rejet.

Comme tout le monde, elles peuvent être atteintes par les souffrances et les déceptions. Mais elles sont capables de s’en relever, de pardonner et de faire confiance à nouveau. Car elles sont résilientes et résistantes.

Elles sont ouvertes à la joie, au plaisir et aux expériences nouvelles.

Pour savoir si vous disposez d’une estime de soi suffisante, répondez à ces quelques questions :

  • Vous efforcez-vous de respecter certaines valeurs ?
  • Pensez-vous être quelqu’un de bien ?
  • Croyez-vous être une personne digne d’intérêt ?

Si vous avez répondu oui à chacune de ces questions, alors votre estime de soi est bonne.

Estime de soi et confiance en soi

Il est possible d’avoir une bonne estime de soi et ne pas avoir confiance en soi dans certains domaines. De la même manière, on peut avoir confiance en ses capacités professionnelles par exemple et manquer de confiance dans sa vie amoureuse.

Par contre, si le manque de confiance ou d’estime de soi est systématique, constant, et qu’il se produit dans tous les domaines de la vie alors il s’agit d’un trouble dont il faut se préoccuper.

Ce sont d’ailleurs ces critères de constance et de généralité qui révèlent un problème pathologique. Dans ce cas, cela a un impact désastreux sur la vie de la personne qui en souffre. Et si ce problème est négligé, les difficultés personnelle et professionnelle ne feront qu’empirer et gâcheront sa vie entière.

Pour éliminer ces difficultés, la première chose à faire est de déterminer si elles proviennent d’un manque d’affirmation de soi ou d’estime de soi. Car les actions à mener seront différentes. L’affirmation de soi se situe sur le plan des compétences relationnelles, nous en parlerons dans un prochain épisode. L’estime de soi est basée sur l’opinion que l’on a de sa personne.

Pour développer une estime de soi absente ou défaillante, le travail thérapeutique doit être un peu plus profond. Il faut notamment apprendre à la personne à révéler ses forces et l’aider à les intégrer.

Estime de soi et traumatismes

Parfois, on peut souffrir d’un déficit d’estime de soi suite à des traumatismes subis dans sa vie. Que ce soit dans l’enfance ou dans sa vie d’adulte. Il est donc important à ce moment-là d’utiliser des thérapies appropriées. Parce qu’on ne peut pas se débarrasser sans aide des conséquences négatives des violences que l’on a subi. Certaines personnes y arrivent, j’y suis parvenu, mais c’est extrêmement long. Jusqu’à l’âge de 30 ans j’ai subi les conséquences néfastes de mon passé violent. J’ai ensuite passé plus de 15 ans à travailler sur moi pour trouver un mieux-être, puis le bonheur, puis le sens de ma vie.

Les auditeurs qui me suivent depuis le début savent que j’ai développé une forte anxiété sociale et des comportements agressifs qui ont généré de grandes difficultés relationnelles au travail. J’ai provoqué beaucoup de conflits parce que j’étais bourré de croyances négatives et que je rejetai en bloc toute autorité. En gros, je pensais que tout le monde me voulait du mal et donc je me défendais avant même qu’on ne m’attaque. Évidemment, mon tempérament hypersensible et introverti a intensifié ces perceptions négatives.

Cela m’a donc pris des années pour me débarrasser de cette anxiété sociale et des pensées qui l’ont générée. Et si j’y suis parvenue, c’est grâce à la technique d’exposition notamment. Il s’agit d’une technique utilisée en thérapie cognitivo-comportementale. Elle consiste à se confronter très progressivement à l’expérience redoutée.

Car il y a une chose fondamentale à savoir : c’est qu’aucun changement ne tombe du ciel. Pour changer, il faut agir et pour agir, il faut vouloir changer. La conséquence de tout cela, c’est qu’il faut prendre conscience de nos difficultés et de nos anormalités. Et non, ce n’est ni un gros mot, ni une une injure.

Quelqu’un qui se contente de subir les événements sans s’interroger sur leur pourquoi ou en rejetant systématiquement la faute sur les autres va forcément gâcher sa vie. Vous savez combien je crois en la responsabilité individuelle. S’interroger sur ses comportements et les réactions qu’ils provoquent en fait partie.

Si je parle régulièrement des TCC (thérapies cognitivo-comportementales) dans mes podcasts c’est parce que non seulement, elles ont été validées scientifiquement pour la guérison des troubles anxieux mais qu’en plus, je les ai expérimenté avec bonheur dans ma propre vie.

Je ne pouvais pas m’offrir les services d’un thérapeute, j’ai donc passé des années à décortiquer des tas de bouquins de psychologie. Et j’ai été mon propre cobaye en appliquant petit à petit certaines techniques dans ma vie. Je me suis pas mal plantée, j’ai pris des coups au sens figuré, après en avoir pris au sens propre dans mon enfance. Mais ces nombreux échecs, je sais aujourd’hui qu’ils ont tous été des expériences salutaires.

Ma solution pour développer votre estime de soi et avoir de belles relations sociales

Je crois profondément qu’une des forces principales dans la vie est de transformer ses échecs en expériences positives. C’est cela qui participe à votre croissance personnelle et donc à votre bien-être. La force est dans l’apprentissage et l’action, j’en suis convaincue.

C’est pourquoi je mets à disposition toutes mes années d’expérimentation. Je sais que je peux vous aider efficacement si vous vivez aujourd’hui les mêmes difficultés que celles que j’ai surmontées. Si vous me ressemblez par certains aspects, je peux vous comprendre et vous mener vers plus de bonheur.

Si comme moi, votre sensibilité est exacerbée et que cela vous pèse.

Si vous avez été mal aimée ou violentée et qu’à cause de cela vous souffrez de carences affectives. Je sais à quel point cela peut avoir un impact négatif sur vos relations, en amour, mais pas uniquement. Parce que vous avez tellement soif de l’amour des autres, que vous vous attachez trop vite.

Et pourtant, au travail, vous ne devez pas faire confiance à tout le monde, il vous faut apprendre à mettre des barrières entre votre vie privée et votre vie professionnelle.

Il vous faut percer à jour les manipulateurs qui sont prêts à abuser de votre gentillesse.

Il vous faut maintenir à distance les personnes toxiques, même si elles sont au sein de votre famille.

Il vous faut reconnaître les personnes qui vous veulent du bien au lieu de les fuir parce que vous avez peur du rejet.

Pour cela, j’ai développé une formation complète qui utilise des techniques de TCC, d’hypnose et de relaxation. Cette formation changera votre vie si aujourd’hui vous rencontrez ce type de difficultés dans vos relations sociales.

Non seulement je peux vous aider parce que j’ai surmonté ces épreuves mais je dispose aussi d’une compétence métier supplémentaire en tant qu’ex-professionnelle des ressources humaines. Je connais bien le monde de l’entreprise, je sais comment il faut se comporter pour être bien intégré et bien perçu.

À travers cette formation, vous apprendrez à vous connaître. Parce que la connaissance de soi est le préalable indispensable à tout travail de développement personnel.

Vous apprendrez à découvrir vos forces et à les intégrer. L’intégration de vos forces vous permettra de développer votre estime de soi.

En travaillant sur votre communication, vous saurez comment vous comporter de manière adéquate afin d’atteindre vos objectifs au travail comme en privé. Et surtout, le développement de votre estime de soi alimentera votre confiance en soi.

L’estime de soi est comme les racines d’un arbre. Grace à elle, vous serez plus stable, plus fort, plus en sécurité pour vous confronter à de nouvelles expériences. Lorsque vous réussirez ces nouvelles expériences, cela fera grandir votre confiance et votre estime, car vous serez entré dans un cercle vertueux.

Cette formation sera particulièrement adaptée si vous souffrez du regard des autres. Que ce soit à cause de votre tempérament hypersensible, introverti, anxieux ou timide.

Cette formation est accompagnée. C’est-à-dire qu’en plus des techniques et des outils que je mets à votre disposition, je propose un suivi personnalisé, avec trois niveaux d’encadrement. À chaque niveau correspond un tarif spécifique suivant le nombre d’heures d’accompagnement.

Pour que vous testiez ce programme en toute tranquillité, j’ai intégré une garantie satisfait ou remboursé de 60 jours.

Malheureusement, je ne peux que proposer cette formation à un nombre limité de personnes. Compte-tenu de l’accompagnement personnalisé auprès de chaque client. Et parce que je n’ai pas la possibilité de me cloner. Par conséquent, je vous invite à acheter la formation tant qu’elle est disponible. Je me consacrerai ensuite entièrement au mieux-être de mes clients.

Si vous voulez en savoir plus, je vous insère le lien vers la page de vente dans la description de ce podcast, vous y trouverez de nombreuses informations.

Malgré cela, s’il vous reste des questions, je reste à votre disposition pour y répondre via le formulaire de contact de mon site.

D’ici là, prenez soin de vous et partagez ce podcast à quelqu’un que cela pourrait aider.

À très bientôt pour le prochain épisode.

 

 

11- La plasticité cérébrale

11- La plasticité cérébrale

La plasticité cérébrale

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Ressource documentaire

Livre « Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau » de Norman Doidge, préfacé par Michel Cymes.

Chapitres

  1. Historique des découvertes concernant le fonctionnement du cerveau
  2. Pourquoi cette découverte n’a pas davantage fait parler d’elle ?
  3. L’organisation du cerveau
  4. Ce qu’est la plasticité cérébrale
  5. Les applications de la plasticité cérébrale
  6. Réparer une lésion cérébrale
  7. Guérir de ses blessures
  8. Se développer personnellement et professionnellement

Introduction

Vous écoutez le podcast “Sensible Révolution”. Parce qu’il est urgent de valoriser la sensibilité dans un monde qui ne peut s’en passer.

Bonjour, c’est Axelle. J’espère que vous allez bien.

Pendant longtemps, on a cru que le cerveau ne pouvait pas changer. Et donc que la nature de l’homme, qui en dépend, était figée. Grâce à l’évolution de la science, on sait aujourd’hui qu’il n’en est rien.

Dans l’épisode précédent, La puissance des habitudes, j’ai expliqué comment les habitudes se créent. Comment on peut faire évoluer des habitudes néfastes pour les transformer en saines routines. Aujourd’hui, je vais parler plus en détails de ce qui permet cela. Ce qui restera probablement comme la plus grande découverte scientifique du 20ème siècle : la plasticité du cerveau ou neuroplasticité.

Historique des découvertes concernant la plasticité du cerveau

Les fonctions du cerveau sont restées ignorées pendant des millénaires.

On pensait même que l’activité mentale était contrôlée par le cœur. D’où l’expression « apprendre par cœur ».

On voyait le cerveau comme une mécanique. Chacune des pièces qui la composaient assurait une fonction précise[1]. Lorsque l’une des pièces devenait défaillante, on pensait qu’il n’existait aucun moyen de la remplacer.

Au 18ème siècle, une première cartographie du cerveau est créée. Elle est aujourd’hui dépassée.

En 1932, le docteur Sherrington[2] découvre la triple plasticité.

Selon lui, la plasticité du cerveau est composée de 3 phases :

  1. Le développement des neurones et de leurs voies de communication, qui est maximal entre l’âge de 1 et 2 ans et durant l’adolescence
  2. L’adaptation durant le reste de la vie
  3. La récupération qui intervient après des lésions du cerveau.

Au début des années 60, le neuroscientifique Paul Bach-y-Rita[3] découvre que nos zones cérébrales ne sont pas si spécialisées que cela. Certaines zones cérébrales assurent plusieurs fonctions.

À la fin des années 60 et au début des années 70, d’autres chercheurs découvrent que la structure du cerveau change selon l’activité effectuée. Le cerveau se répare et se réorganise lui-même ! Il perfectionne ses circuits afin d’être plus habile à effectuer les tâches en cours. Si certaines zones flanchent, d’autres prennent le relais.

Pourquoi cette découverte n’a pas davantage fait parler d’elle ?

Au début, beaucoup de scientifiques n’osaient pas utiliser le mot « neuroplasticité » dans leurs publications. Ils étaient dénigrés par leurs collègues. On leur reprochait de mettre en avant une notion extravagante.

Mais ces chercheurs se sont obstinés avec courage et peu à peu ; ils ont bousculé la doctrine du cerveau immuable.

Grâce à leur ténacité, on sait aujourd’hui que les capacités mentales dont nous sommes dotés à la naissance peuvent évoluer. On a constaté qu’un cerveau lésé peut se réorganiser, que si certaines cellules meurent, elles peuvent être relayées par d’autres. Un de ces scientifiques a même démontré que la pensée, l’apprentissage et la mobilité peuvent activer ou inactiver nos gênes. Et ainsi, modeler l’anatomie de notre cerveau et notre comportement.

J’ai moi-même rencontré lors d’un stage de skating[4] un sportif de 70 ans qui avait subi un AVC. À la suite de cette attaque cérébrale, il avait perdu la parole et la motricité d’un de ses bras. Pourtant, quelques années après l’attaque, il skiait aussi bien que moi et s’exprimait normalement grâce à la rééducation dont il avait bénéficié.

Michel Cymes, le célèbre animateur télé et chirurgien, rapporte des témoignages étonnants dans le livre dont je donne la référence. Il a rencontré un scientifique qui a permis à des non-voyants de naissance de commencer à recouvrer la vue. Un autre scientifique a rendu l’ouïe à des sourds. Des patients atteints de troubles d’apprentissage ont vu augmenter leur quotient intellectuel.

J’ai moi-même éradiqué mon anxiété sociale, seule, sans aide psychologique ni médicaments.

Et si des cerveaux ont pu permettre tout cela, le vôtre et celui de vos proches le peuvent aussi. Nous disposons d’un outil d’évolution formidable. Nous en ignorons probablement encore tout le potentiel. Alors, regardons d’un peu plus près comment notre cerveau fonctionne.

Le fonctionnement du cerveau

L’organisation du cerveau

Le cerveau est composé d’environ 100 milliards de neurones qui sont reliés entre eux par leurs prolongements.

Pour simplifier, imaginons le cerveau comme un village. Dans ce village se trouvent des maisons et bien sûr chaque maison possède sa porte d’entrée. Chacune de ces portes mènent à une autre maison par un chemin.

Les maisons sont les neurones du cerveau, les portes d’entrée en sont les synapses et les chemins qui relient chaque maison sont les voies de communication du cerveau que l’on appelle les axones.

Ce qu’est la plasticité cérébrale

La plasticité cérébrale est la faculté du système nerveux à se réorganiser lorsqu’il subit un dommage.

Chacune des zones de notre cerveau assure une fonction particulière. Par exemple : la parole, la vision, la motricité d’un membre. Lorsque l’une de ces zones est atteinte, il arrive qu’elle ne puisse plus exercer la fonction pour laquelle elle était déterminée.

Mais le cerveau a la capacité de construire de nouveaux chemins neuronaux. C’est-à-dire qu’il va construire de nouvelles voies de communication (les axones) pour rejoindre les autres portes d’entrée existantes vers une autre zone cérébrale. Et cette zone cérébrale va prendre le relais et assurer la fonction pour laquelle elle n’était pas faite au départ.

Les changements neuronaux induisent des transformations visibles sur le cerveau. Par exemple, on a constaté chez des chauffeurs de taxi londoniens un grossissement de l’hippocampe[5], la zone du cerveau qui aide à la mémorisation spatiale.

Les applications de la plasticité cérébrale

L’architecture du cerveau diffère d’une personne à l’autre et se transforme au cours de la vie de chacun.

Cette découverte révolutionnaire nous permet d’examiner sous un nouveau jour les relations sociales, les liens du sang, les addictions, l’apprentissage. Elle permet des applications importantes dans le domaine de la santé. En voici quelques-unes.

Réparer une lésion cérébrale

Lorsqu’une personne subit un accident vasculaire cérébral, un caillot se forme dans une veine et l’une des zones du cerveau n’est plus irriguée par le sang. Cette zone est alors privée d’oxygène. Les neurones qui s’y trouvent meurent, ainsi que leurs synapses (leurs portes d’entrée).

Heureusement, si l’AVC est pris en charge en moins de 3 heures, les séquelles sont moins importantes voire absentes. Il existe des signes qu’une personne fait un AVC, je vous mets le lien vers un document dans les ressources de l’épisode.

Grâce à la plasticité cérébrale, des personnes ayant subi un AVC vont pouvoir retrouver leurs facultés partiellement ou totalement après une rééducation. Cette rééducation est assurée par des centres médicaux appelés « Soins de Suite et de Réadaptation ». Vous pouvez vous renseigner auprès de l’assistante sociale du lieu d’hospitalisation.

Guérir de ses blessures

L’environnement, l’éducation, le milieu culturel a une influence sur nos comportements. On sait que les enfants ayant eu des parents tendres et protecteurs vont rechercher plus tard ces caractéristiques chez leurs partenaires amoureux.

De même, les enfants ayant été élevés dans des relations froides et brutales auraient une tendance à reproduire ce schéma.

En toute logique, on a longtemps pensé que les enfants martyrs ne pouvaient que reproduire ce comportement violent à leur tour.

Pourtant, lorsque l’on réfléchit à la lumière de cette récente découverte qu’est la plasticité du cerveau, on comprend que nos gènes n’ont pas le contrôle absolu sur notre vie.

Monsieur Boris Cyrulnik qui a vulgarisé le concept de résilience en France, a étudié sur plusieurs années le parcours d’enfants ayant subi des traumatismes importants liés à des violences familiales. Il a démontré que ces enfants ne reproduisaient pas forcément les violences qu’ils avaient subies. Ces travaux rendent obsolète la croyance dans le déterminisme biologique. La génétique ne fait pas tout.

Beaucoup d’améliorations de notre bien-être psychologique et physique sont possibles. Pourvu qu’on soit conscient et déterminé. M. Cyrulnik a aussi démontré que des personnes ayant subi des atrocités telles que les camps de concentration pouvaient guérir de leurs blessures psychologiques.

Cette résilience est une conséquence positive directe de la neuroplasticité du cerveau.

Se développer personnellement et professionnellement

Les réflexes ou les circuits cérébraux présumés câblés une fois pour toutes ne le sont pas. Cela signifie que des phobies ou des chocs psychologiques peuvent être surmontés.

Notre cerveau est capable de modifier ses schémas comportementaux. Il est alors évident que l’on peut mettre à profit cette neuroplasticité pour notre développement personnel et professionnel.

On peut transformer des habitudes de vie néfastes en saines routines comme on l’a vu dans le précédent épisode. On peut améliorer notre caractère. Enrichir notre intellect, développer notre empathie, améliorer notre communication, surmonter nos angoisses.

C’est d’ailleurs le principe sur lequel repose les thérapies cognitivo-comportementales dont l’efficacité a été prouvée scientifiquement. En introduisant une nouvelle manière de réagir et en se concentrant sur une activité agréable, on stimule de nouvelles connexions neuronales. Progressivement les neurones se reconfigurent. Et le réseau qui n’est plus utilisé est perdu. Avec les désagréments qu’il apportait.

Le moment est venu de faire reposer mon cerveau et le vôtre. Pour m’aider à faire connaître ce podcast et si vous l’appréciez, vous êtes libre de partager l’un des épisodes sur les réseaux sociaux ou par email.

Merci et à bientôt pour le prochain épisode.

[1] La théorie du localisationnisme : « une fonction = un emplacement »

[2] Sherrington, sir Charles Scott (1857-1952), physiologiste britannique qui reçut en 1932 le prix Nobel de physiologie ou médecine pour ses contributions fondamentales à la compréhension des fonctions du système nerveux central. Sherrington définit également des termes et concepts tels que synapse et neurone.

[3] Paul Bach-y-Rita (4 avril 1934 – 20 novembre 2006), neuroscientifique américain dont le travail le plus remarquable était dans le domaine de la neuroplasticité. Bach-y-Rita fut l’un des premiers à étudier sérieusement l’idée de neuroplasticité (bien qu’elle ait été proposée pour la première fois à la fin du XIXe siècle) et à introduire la substitution sensorielle comme outil pour traiter les patients souffrant de troubles neurologiques.

[4] Technique de ski nordique qui se pratique sur des domaines enneigés et damés.

[5] La mémoire siège dans le cortex dit « associatif » des lobes des deux hémisphères cérébraux. L’hippocampe est l’une des structures les mieux connues de toutes celles qui participent au phénomène de mémorisation.

10- La puissance des habitudes

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La puissance des habitudes

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Synthèse de l’épisode

Le fonctionnement du cerveau

Le cerveau est économe

Les comportements testés dès l’enfance et utilisés ensuite fréquemment pour répondre à une situation ou résoudre un problème créent une accoutumance du cerveau.

La répétition fait considérer au cerveau que ces comportements sont utiles. Il les transforme alors en habitudes.

Concrètement, les neurones enregistrent chaque comportement comme autant de “chemins cérébraux”. Les connexions neuronales se renforcent jour après jour à chaque fois que l’habitude est répétée. Ainsi le “chemin” devient de plus en plus facile à parcourir. Cela permet une économie d’énergie au cerveau : moins de charge mentale procure plus d’efficacité.

A force d’être répété, le comportement devient une habitude ancrée. Toujours en raison de cette nécessaire économie d’énergie.

La conséquence est que ces habitudes deviennent des actes automatiques dont on est moins conscient. Les inconvénients qui en découlent sont que l’on peut oublier si on les a bien réalisés ou non. Par exemple, quand vous fermez votre porte à clé en partant de chez vous et que vous ne savez plus quelques minutes après, si vous l’avez bien fait ou non.

Ce renforcement des connexions cérébrales qui entraînent les actes automatiques peut générer un risque de mauvaises habitudes  ou d’addictions.

Les pensées anxieuses qui sont fréquentes chez les personnes hypersensibles résultent aussi du fonctionnement économique du cerveau. Ces pensées sont automatiques. Elles résultent des croyances que chacun a intégrées sur la société, son environnement, son regard sur le monde. Elles ne sont pas conscientes. Il faut donc faire un acte volontaire de prise de conscience pour les supprimer. D’autant que les pensées qui nous traversent l’esprit chaque jour sont nombreuses : 50 000 pensées environ, dont 70% sont négatives !

Le cerveau est logique

Le cerveau fonctionne d’une manière logique, et économise sa charge mentale comme on vient de le voir. Par conséquent, il enregistre une série de comportements comme étant une seule habitude. Par exemple : “déjeuner/café/cigarette” ou “rentrer maison/grignotage/TV”.

Si une habitude génère une émotion associé au plaisir, comme le soulagement de rentrer chez soi après une dure journée de travail. Le cerveau la considère comme importante et va la renforcer. Ce qui fait que si vous avez pris l’habitude de grignoter en rentrant d’une mauvaise journée au travail, que le fait de rentrer chez vous vous procure du soulagement, le cerveau associera l’émotion de plaisir (soulagement) à l’habitude de grignoter. Et c’est ainsi que se créée une addiction.

Le cerveau est flexible

La plus importante découverte de ces 10 dernières années en neurosciences est la plasticité cérébrale.

Avant cette découverte, on pensait que nous étions condamné à perdre nos neurones chaque jour en vieillissant. On imaginait aussi que cette perte était irrémédiable. Or, la plasticité du cerveau permet de nouvelles connexions neuronales tout au long de la vie. Ce qui signifie que notre intelligence est évolutive. Que nos pensées sont affectées par nos expériences et notre environnement. D’où l’intérêt de pratiquer la pensée positive et de pratiquer l’introspection pour être conscient de ses pensées automatiques.

La plasticité permet aussi la résilience, la guérison des blessures psychiques, pour autant que l’on fasse quelques efforts de remise en question de notre regard sur le monde.

  • Car plus “l’entrée” dans le cerveau (c’est à dire la pensée que nous avons sur notre environnement, notre point de vue) est positive, mieux le cerveau fonctionne.

Les bonnes habitudes

Faire du sport ou pratiquer une activité physique régulière comme la marche, bien se reposer et manger sain sont les trois habitudes qui me paraissent essentielles à pratiquer. En tout cas, pour toute personne qui souhaite préserver sa santé et son bien-être le plus longtemps possible.

Pour les personnes hypersensibles qui ont souvent une tendance à être anxieuses, il est primordial de passer du temps à l’extérieur pour prendre un bain de lumière du jour. J’explique les bienfaits de cette habitude dans mon eBook que vous pouvez télécharger gratuitement : Les Bonnes Pratiques – Sérénité en Société

La nature est un ressourcement inégalable pour les personnes hypersensibles et introverties qui rechargent leur énergie dans des lieux paisibles et beaux.

Enfin, il me paraît intéressant dans notre monde en constante évolution de se former régulièrement. D’abord parce que cela maintient notre capacité d’adaptation, ce qui est essentiel pour s’insérer professionnellement. Mais aussi pour son plaisir personnel. Développer ses connaissances est une grande source de satisfaction. De plus, cela permet de maintenir ses connexions cérébrales toujours en action. Cela permet de croître en tant que personne et donc contribuer à rendre le monde meilleur.

Comment développer une bonne habitude ?

21 jours pour se transformer ?

On entend ou on lit beaucoup dans le domaine du développement personnel qu’il faut 21 jours pour développer une nouvelle habitude. Or, il semble que ceci soit une fausse croyance qui a été répandue comme une traînée de poudre. Il suffit de regarder le rayon développement personnel de n’importe quelle librairie pour le constater. Cette fausse croyance viendrait d’une mauvaise interprétation tirée d’un livre d’un chirurgien plastique. Dans son ouvrage, ce médecin indiquait que cette durée de 21 jours est nécessaire pour le changement mental qui conduit à une nouvelle perception de son visage. En clair, si vous vous faîtes refaire le nez ou tirer les rides, il vous faudra 21 jours selon ce chirurgien pour vous habituer à votre nouveau reflet dans le miroir.

En réalité et selon mon expérience d’anxieuse sociale et de pratiquante assidue de nouvelles bonnes habitudes, il faut entre 3 semaines à 1 an pour intégrer un nouveau comportement ou un nouveau mode de pensée. Tout dépend évidemment de la motivation de la personne et du type de changement qu’elle veut provoquer.

Les préalables au changement

Il y a deux critères essentiels pour développer une nouvelle bonne habitude :

  1. De la motivation
  2. Un déclencheur

Votre motivation sera la raison pour laquelle vous voulez prendre une nouvelle habitude. Dans mon cas, ce furent mes petites rondeurs en trop qui m’ont décidé à me mettre à la course à pieds.

Votre déclencheur sera le starter qui vous permettra de passer à l’acte. Il peut être un acte symbolique comme un rituel que vous mettez en place. Il est utile que ce déclencheur soit visuel et intégré dans un fonctionnement fluide pour vous.

Par exemple, si vous décidez d’aller faire du sport en salle en sortant du travail, il est préférable que cette salle de sport soit située sur votre chemin pour rentrer à votre domicile. Si vous avez pris vos affaires de sport au travail et que ce sac de sport est sous vos yeux toute la journée, cela déclenchera la volonté d’aller à cette salle de sport dans votre esprit. De la même façon, si vous décidez de simplement aller marcher une fois rentré chez vous, vos chaussures de sport placées dans l’entrée de votre domicile vous sauteront aux yeux et au cerveau dès votre arrivée ! Il sera nécessaire que vous enclenchiez immédiatement cette nouvelle habitude en sortant immédiatement marcher. Il serait totalement contre-productif de vous “poser” 5 minutes dans votre canapé avant de ressortir. Je vous assure qu’il y a 100% de risque que vous ne fassiez pas votre séance ensuite en procédant ainsi.

Pour résumer, la motivation sera la raison pour laquelle vous voudrez créer une nouvelle habitude. Elle sera aussi le support pour la continuer Le déclencheur (objet visuel inséré dans votre routine quotidienne) sera le starter qui vous aidera à réaliser l’action régulièrement.

Les mauvaises habitudes

Le grignotage, le tabac et l’alcool en quantité importante, la nourriture industrielle pauvre en nutriments mais bourrée de gras, de sel et de sucre, se coucher tard, regarder le journal télévisé sont autant de mauvaises habitudes qu’il est sain de supprimer.

Pour ma part, je pratique la diète médiatique depuis plusieurs années. Cela me soulage des pensées anxiogènes que ces mauvaises nouvelles quotidiennes généraient. C’est quelque chose que je recommande particulièrement aux personnes à tendance anxieuses et encore plus si elles sont hypersensibles. À ce sujet, je vous renvoie à mon épisode sur l’hyperstimulation.

Comment contrôler une addiction ?

  1. On l’a vu précédemment, un stimulus visuel est souvent à l’origine d’une habitude, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Parce-que le fonctionnement du cerveau est essentiellement visuel. C’est pourquoi il est important d’éliminer ce déclencheur lorsque l’on veut éliminer une habitude néfaste. Par exemple, il est plus facile d’acheter des aliments sains lorsque l’on fait ses courses plutôt que de résister à l’envie de prendre le paquet de chips ou de bonbons dans notre placard. Une fois que cet aliment est sous vos yeux en permanence chez vous, il vous faudra une volonté de fer pour y résister. Alors qu’il est plus facile d’éviter le rayon dans le magasin pour que le produit n’atterrisse pas dans votre panier.
  2. La deuxième chose à faire est de s’autocontrôler. C’est à dire qu’il faut enregistrer les actes que l’on veut éliminer. Cela permet de savoir dans quel contexte, quel état d’esprit, quelles circonstances on les réalise. Vous pouvez noter cela dans un carnet à avoir toujours sur vous. Ou vous pouvez utiliser une application si vous possédez un smartphone. Il existe de nombreuses applications dans tous les domaines. Sur mon smartphone, j’utilise Endomondo depuis plusieurs années pour enregistrer toutes mes sorties sportives. J’ai utilisé pendant longtemps MyFitnessPal pour contrôler le nombre et le type de calories que j’absorbais. C’est réellement efficace et en plus c’est ludique ! Vous vous prenez rapidement au jeu en constatant les progrès réalisés. Et cela vous donne envie de les maintenir dans la durée.
  3. Lorsque vous avez accompli des progrès, récompensez-vous ! Rappelez-vous que lorsque vous ressentez une émotion de plaisir, votre cerveau considère que ce que vous venez de réaliser est un comportement important. Il va donc vous aider à creuser les “chemins neuronaux” qui vous permettront de reproduire ce comportement facilement. Bien sûr, si votre bonne résolution est de vous mettre au sport, ne vous jetez pas sur les gâteaux en rentrant de votre séance. Cela serait contre-productif 😉 Prenez un bon bain, lisez un livre, au pire si vous avez besoin de manger quelque chose, préparez-vous un aliment plus sain qu’un paquet de gâteaux. Par exemple, un smoothie aux fruits (banane-kiwi-lait végétal, avez-vous essayé ? Moi, j’adore !).
  4. L’engagement social peut aussi vous aider à “tenir” une habitude. Lancez-vous un nouveau défi et parlez-en autour de vous, au travail, à vos amis, à vos proches. Ils ne manqueront pas de s’informer de vos progrès et cela vous stimulera pour continuer. Pour une fois que les réseaux sociaux peuvent servir à quelque chose de plus utile que de regarder des vidéos de chat 😉

Pourquoi une mauvaise habitude se forme-t’elle ?

Cela est souvent pour se conformer au groupe. Par exemple, la première cigarette pour “faire bien” auprès des plus âgés. Ou alors ces mauvaises habitudes peuvent venir de l’environnement familial, ou de croyances inculquées par la société.

Une mauvaise habitude peut se développer chez des personnes qui n’ont pas assez de stimulation dans leur vie, qui s’ennuient et veulent passer le temps. La déprime, la paresse, le manque de volonté ou de confiance en soi, la peur de sortir de sa zone de confort sont aussi des facteurs de risque.

Exercice : construire votre heureuse année pas-à-pas

Je vous propose un exercice décomposé en 6 étapes qui vous permettra de créer de nouvelles bonnes habitudes progressivement dans votre vie. Car je suis convaincue que le bonheur est une question d’habitude 😉

Cet exercice se décompose suivant les étapes suivantes qui sont détaillées sur la carte virtuelle et dans le podcast :

  1. Introspection
  2. Focus
  3. Rituel
  4. Communication
  5. Contrôle

Je vous offre différents supports (voir les “Ressources” en haut de cet article) qui vous permettront d’avoir un aide-mémoire et de mettre en pratique cet exercice.

Je vous souhaite un heureux apprentissage de vos nouvelles habitudes 🙂

9- L’hyperstimulation : faut-il ronronner ou sortir les griffes ?

9- L’hyperstimulation : faut-il ronronner ou sortir les griffes ?

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L’hyperstimulation : faut-il ronronner ou sortir les griffes ?

Chapitres

  1. La théorie de l’activation optimale
  2. Le point de fermeture
  3. Qu’est-ce qu’une stimulation ?
  4. L’hypersensible est un félin qui s’ignore
  5. Faut-il se confronter à l’hyperstimulation ?

Introduction

Vous écoutez le podcast “Sensible Révolution”. Parce qu’il est urgent de valoriser la sensibilité dans un monde qui ne peut s’en passer.

Bonjour, c’est Axelle. J’espère que vous allez bien.

Dans l’épisode précédent, j’ai parlé de ce qui caractérise les hypersensibles. Notamment l’émotivité très forte et l’exacerbation des sens. Aujourd’hui, je vais parler de l’hyperstimulation. De quoi s’agit-il et faut-il s’en prémunir ?

La théorie de l’activation optimale*

Les bruits forts et répétitifs, la foule, les gens agités, les incivilités, les mauvaises nouvelles sont ignorés par la plupart des gens. Mais les hypersensibles sont comme une caisse de résonance qui amplifie ces stimulations. Lorsque celles-ci deviennent trop fortes, elles génèrent du mal-être.

L’ hyperstimulation vécue par les hypersensibles correspond à une suractivation du système nerveux.

Il ne s’agit pas d’une anormalité. N’importe qui se sent mieux lorsque le niveau de stimulation est optimal. C’est-à-dire ni trop élevé ni trop bas.

En effet, quelle que soit la tâche à accomplir, l’efficacité est plus forte lorsque la stimulation du système nerveux est à ce niveau adéquat.

Ce niveau de stimulation optimal est différent suivant les personnes, dans la même situation avec les mêmes sollicitations.  Mais il est relativement constant chez une même personne. C’est donc important de connaître le vôtre.

Un niveau de stimulation trop bas vous rendra passif, éteint. L’activation permet un état de vigilance, aide à mobiliser ses ressources internes. En revanche, un niveau trop élevé sera perturbant et vous brouillera l’esprit.

Le point de fermeture**

Cette hyperstimulation soulève des incompréhensions dans notre entourage. Car quelque chose qui sera modérément stimulant pour une personne peu sensible peut provoquer des réactions intenses chez un hypersensible. Jusqu’à ce que l’on appelle un « point de fermeture ».

Yvan Pavlov était un médecin et physiologiste*** russe qui découvrit ce fameux « point de fermeture ». Il détermina que le seuil de tolérance à diverses stimulations varie selon les différences de tempérament.

Il identifia une différence entre les gens suivant la vitesse avec laquelle ils atteignent ce point de fermeture. Il en déduisit que les personnes qui atteignent le plus rapidement ce seuil de fermeture ont un système nerveux totalement différent des autres.

Qu’est-ce qu’une stimulation ?

Une stimulation est un phénomène qui éveille votre système nerveux. Elle peut être externe, comme un bruit qui vous fait sursauter. Elle peut être interne comme des émotions ou une douleur.

Elle peut être ponctuelle comme durable. Par exemple quand vous vous trouvez au milieu d’un groupe et que vous tentez de suivre toutes les conversations à la fois.

L’activation de votre système nerveux peut se manifester par différents symptômes physiques. Cela peut être votre cœur qui s’accélère, votre estomac qui se serre, des tremblements, une transpiration plus abondante.

C’est ce que nous appelons couramment le stress. Et c’est pourquoi lorsque nous évoquons le bon et le mauvais stress, nous faisons référence aux niveaux d’activation.

L’hypersensible est un félin qui s’ignore

Pour comprendre ce concept d’hyperstimulation, on peut faire le parallèle avec le comportement d’un chat.

Si un chat vient vers vous et que vous le caressez, il va généralement apprécier, ronronner et se frotter contre vos jambes.

Mais si vous allez vers lui alors qu’il est tranquille dans son coin, il n’est peut-être pas dans l’humeur adéquate.

De même, si vous touchez une zone délicate comme son ventre, il risque de ne pas apprécier.

Enfin, si vous devenez trop insistant à son goût, il risque de vous mordre ou vous griffer.

Parce qu’à force de trop le stimuler,  vous l’avez rendu nerveux. Simplement en le caressant au mauvais endroit ou au mauvais moment, alors qu’il ne réclamait pas votre attention.

Faut-il se forcer à supporter l’hyperstimulation ?

Je pense que les stimulations ponctuelles peuvent être supportées. À condition qu’elles soient suivies par des phases de retrait.

Si vous devez être confrontée à un événement trop stimulant, il faudra ensuite vous aménager un moment de repos. Vous pouvez vous promener dans la nature. Cela a généralement un effet apaisant. Vous pouvez aussi faire du cocooning chez vous avec un bon livre, de la musique douce ou toute autre activité qui vous détend.

L’hyperstimulation sur la durée me paraît plus coûteuse pour un hypersensible.

Vous pouvez par exemple travailler dans un environnement professionnel qui ne vous convient pas. Mais vous hésitez à en changer car vous craignez de ne pas retrouver facilement un travail. Ou parce que vous trouvez plus d’avantages pour l’instant à conserver celui-ci qu’à en chercher un autre.

Parfois on peut penser que l’on s’est habitué à un environnement sur-stimulant. Et un beau jour, on se retrouve totalement épuisé. On ne fait pas forcément le lien avec cette situation désagréable à laquelle on a dû s’accommoder depuis un certain temps. Et cela malgré les signaux que nous envoient notre organisme.

Les effets de l’hyperstimulation peuvent être renforcés par un environnement hostile, si vous vous sentez victime de quelqu’un d’autre. Ou si vous êtes forcés de bafouer les valeurs qui sont importantes pour vous.

C’est pourquoi, plus que quiconque, les hypersensibles doivent travailler sur leur connaissance de soi.

Vous devez prendre en compte les valeurs qui vous tiennent à cœur. Vous devez connaître votre sensibilité physique et émotionnelle, l’influence de cette sensibilité sur votre comportement, les contextes qui vous rendent nerveux ou malades.

Dans la mesure où nous passons 8 heures par jour au travail, trouver un environnement professionnel où notre personnalité peut s’équilibrer est primordial.

Ce n’est pas une tâche aisée. Mais c’est possible.

Je pense que beaucoup d’hypersensibles peuvent s’épanouir en étant leur propre patron. À ce sujet, vous pouvez écouter l’épisode 5 : « Peut-on être entrepreneur lorsque l’on est hypersensible ? ».

Faites des efforts mesurés pour vous intégrer dans votre entreprise ou votre équipe. Mais n’hésitez pas à vous en extraire provisoirement. Peu importe ce que disent les autres. Quoi que vous fassiez et qui que vous soyez, vous ne plairez jamais à tout le monde. Vous devez vous aménager des temps de pause pour souffler. Cela préservera le niveau de stimulation optimal pour vous.

Dans votre vie privée, apprenez à reconnaître les situations qui vous stimulent de trop. Il y a toujours des signes annonciateurs.

En tant qu’hypersensibles, la société nous renvoie souvent une image d’anormalité.

Pourtant, reprocher à un hypersensible d’être « trop sensible » est à peu près aussi cohérent que reprocher à un aveugle de ne pas voir.

Mais il faudra s’y faire tant que ce tempérament sera ignoré du grand public.

Pour autant, je pense que nous exclure nous-même de cette société serait néfaste. Nous devons nous adapter dans une certaine mesure pour prendre la place que nous méritons.

Nous pouvons améliorer notre communication. Nous pouvons apprendre à nous relaxer. Nous pouvons renforcer notre confiance et notre estime de soi.

Mais nous devons le faire en respectant notre tempérament.

Car nous ne pouvons pas annihiler notre sensibilité. Et évidemment, ce n’est pas souhaitable. Notre sensibilité comporte plus d’avantages que de désagréments quand on sait la considérer et l’utiliser.

 

Nous sommes aujourd’hui le 1er janvier 2018. Les jours vont se rallonger et la lumière s’étendre. Une nouvelle année est toujours riche de promesses, de découvertes, de défis à accomplir.

Avant tout, je souhaite que cette année vous trouve et vous garde en bonne santé.

Je vous souhaite également d’apprendre à accepter et aimer qui vous êtes, la part d’ombre comme le côté lumineux. La conscience et l’acceptation de soi sont les premiers pas vers la liberté.

Pour m’aider à faire connaître l’hypersensibilité au grand public, merci de commenter ce podcast sur iTunes. Et n’hésitez pas à le partager à votre entourage.

Je vous dis à bientôt pour le prochain épisode. Très bon début d’année à toutes et tous.

* Activation et motivation

** 70% selon le Dr Aaron

*** La physiologie est la science qui étudie le fonctionnement d’un organe ou d’un organisme vivant.

8- Être à fleur de peau : l’hypersensibilité

8- Être à fleur de peau : l’hypersensibilité

Être à fleur de peau : l’hypersensibilité

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Suggestions ou questions sur le podcast (sur un épisode ou en général)

Chapitres

  • Les hypersensibles sont-ils de meilleures personnes que les « moyennement » sensibles ?
  • Ce qui caractérise une personne hypersensible
    • L’hyperémotivité : être à fleur de peau
    • Réceptivité à la beauté et à l’art
    • Variabilité de l’humeur
    • Hypersensibilité auditive
    • Hypersensibilité olfactive
    • Hypersensibilité visuelle
    • Hypersensibilité au toucher
    • Hypersensibilité gustative
    • Compassion, véganisme et hypersensibilité à la souffrance

Ressources documentaires

Sur la théorie de l’activation optimale : livre « Introduction à la psychologie » par Karen Huffman

Podcast La Tête au Carré de France Inter – Le véganisme

Introduction

Vous écoutez le podcast “Sensible Révolution”. Parce qu’il est urgent de valoriser la sensibilité dans un monde qui ne peut s’en passer.

Bonjour, c’est Axelle. J’espère que vous allez bien.

Dans les deux épisodes précédents, j’ai donné ma vision du métier de coach. Cela vous a permis de clarifier ce que peut vous apporter un coaching. Et sur quels critères choisir un coach compétent.

Je réfléchissais récemment au sujet de l’épisode du jour. Je me disais que j’avais créé ce podcast en partant du principe que mes auditeurs seraient des hypersensibles parfaitement au courant de leur nature profonde. Et ma volonté était de vous aider à vivre agréablement vos relations sociales avec ce tempérament. Car j’ai moi-même rencontré des problématiques fortes que j’ai réussi à dépasser.

Et puis j’ai réalisé que parmi vous qui m’écoutez, il y a peut-être des parents, des conjoints ou des amis d’hypersensibles. Et que vous avez besoin de mieux appréhender ce tempérament et d’en apprendre davantage. Alors j’ai décidé de faire un épisode complet sur ce qu’est l’hypersensibilité.

Les hypersensibles sont-ils de meilleures personnes que les « moyennement » sensibles ?

Les gens vraiment dignes d’être connus sont tous des personnes sensibles. C’est quelque chose en quoi je crois profondément.

Pour autant, je ne souhaite pas mettre tous les hypersensibles dans une sorte de caste qui se voudrait supérieure aux autres. Loin de là. Le but de ce podcast est de valoriser la sensibilité. Toutes les sensibilités. C’est pour cette raison que j’ai appelé mon site www.les-sensibles.fr

Si je m’adresse davantage aux hypersensibles, c’est parce que je sais qu’avec ce supplément de sensibilité, ils font face à davantage de difficultés. C’est bien sûr aussi parce qu’étant hypersensible moi-même, je me reconnais en eux. Je connais les difficultés qu’ils doivent traverser parfois avec cette sensibilité exacerbée qui nous caractérise, parce que j’ai rencontré les mêmes.

Et si j’essaie de leur montrer les qualités qui sont les leurs c’est parce que loin de se sentir supérieurs aux autres, ils sont au contraire, bien trop modestes et effacés. À cause de ça ils passent à côté de bénéfices qu’ils mériteraient de recevoir.

Par exemple, de la considération et de la reconnaissance de la part de leurs employeurs pour leur conscience professionnelle, leur souci du détail, leur écoute. Les hypersensibles sont bien souvent des employés modèles. Malgré cela, des personnes plus extraverties tirent la couverture à elles alors qu’elles ne brassent que du vent.

Alors, si vous êtes une personne sensible sans vous reconnaître dans les caractéristiques dont je vais parler juste après, je voulais vous souhaiter la bienvenue. Il n’est pas nécessaire d’être hypersensible pour être une personne compréhensive et bienveillante. Pour cela, il faut juste être bien dans sa peau de personne sensible.

Ce qui caractérise une personne hypersensible

Tout d’abord, je vais rappeler à quoi on peut reconnaître une personne hypersensible. Ces généralités sont bien sûr à nuancer. Suivant le vécu, le niveau de connaissance et d’acceptation de soi de chacun. Voici donc une présentation non exhaustive de quelques traits communs.

L’hyperémotivité : être à fleur de peau

On dit souvent d’une personne hypersensible qu’elle est « à fleur de peau ». Cette grande émotivité est la caractéristique la plus évidente. Même si c’est loin d’être la seule. Au sens figuré l’expression « être à fleur de peau » signifie « être très sensible ».

La peau : organe hypersensible

On n’y pense pas forcément mais la peau est un organe majeur du corps humain. Sa fonction principale est la respiration. Mais elle est aussi une barrière protectrice contre les agressions extérieures. Elle sert à nous transmettre des informations car elle est intimement liée à notre système nerveux. C’est pour cela que certaines maladies de la peau, comme l’eczéma ou le psoriasis sont fréquemment liées aux émotions.

Réceptivité à la beauté et à l’art

Du fait de cette émotivité importante, vous êtes sans doute sensible à l’esthétique de votre environnement en général. À ce qui est beau, propre, ordonné, harmonieux.

Êtes-vous envoûté par certaines peintures ou certaines musiques, qui peuvent vous bouleverser jusqu’à faire couler vos larmes ?

Sûrement qu’au cinéma vous fermez les yeux lorsqu’il y a des scènes violentes. Est-ce que comme moi, vous vous immergez tellement dans le scénario qu’il vous faut un bon moment après le générique pour revenir à la réalité ? Je me souviens du dernier film qui m’a fait cet effet : c’était « Seven Sisters »… D’ailleurs, est ce que cela ne vous agace pas quand tout le monde se ruent bruyamment vers la sortie dès la dernière scène terminée ? Pour ma part, j’aime rester jusqu’à la toute fin du générique pour remonter doucement de cette transe dans laquelle j’ai été plongée… Enfin, si le film m’a emportée… Savez-vous d’ailleurs que cette transe correspond à un état de conscience modifié, le même que celui qu’on obtient en état d’hypnose ? Si vous entrez facilement dans cet état, c’est intéressant car cela vous permet de travailler facilement avec votre inconscient pour certaines choses qui vous posent problème.

Variabilité de l’humeur

Un sourire d’une personne que vous aimez peut enchanter votre journée. Mais une contrariété vous rendra grognon pour un bon moment.

Car lorsque notre humeur bascule du côté sombre, parfois pour peu de choses, il est compliqué d’en sortir. C’est pourquoi nous sommes généralement considérés comme susceptibles.

Mais on peut apprendre à se mettre dans une énergie positive. Cela est utile pour dépasser l’anxiété que nous ressentons parfois et passer à l’action.

Car notre enthousiasme est tout aussi puissant que peut l’être notre déprime. Il peut nous aider à franchir des montagnes.

Hypersensibilité auditive

Peut-être que comme moi vous ne supportez pas certains bruits ? Moi c’est le grincement du métal contre le métal. Cela me résonne jusque dans les dents et c’est très désagréable. Je ne supporte pas les environnements bruyants de manière générale. J’évite les restaurants bondés aux tables trop rapprochées, les hypermarchés et même les pistes de ski en période de vacances scolaires. Paradoxalement, j’ai toujours adoré les concerts de rock.

Hypersensibilité olfactive

L’odeur des produits chimiques – que ce soit des produits ménagers ou des parfums trop forts – me donne instantanément mal au cœur et à la tête. En même temps, quand on sait toutes les substances nocives que cela contient, ce n’est guère étonnant.

Hypersensibilité visuelle

Je ne peux pas conduire de nuit car je suis complètement aveuglée par les phares des autres voitures.

Je n’aurai pas pu travailler en milieu hospitalier car je tourne de l’œil à la vue du sang, le mien ou celui des autres.

Hypersensibilité au toucher

Être à fleur de peau, c’est au sens propre, ressentir des sensations par le toucher qui peuvent provoquer diverses réactions physiques comme la chair de poule, les frissons, un courant électrique.

Parfois le contact de certaines matières  est insupportable. Je me souviens d’une amie qui ne pouvait pas toucher les disques de coton à démaquiller.

Hypersensibilité gustative

Je n’ai rien remarqué à ce niveau chez moi. Et vous ? Avez-vous une capacité à détecter finement les arômes des boissons ou des aliments. Êtes-vous un dégustateur hors-pair ? Un œnologue, un cuisinier ? N’hésitez pas à me faire part de vos expériences à ce sujet.

Compassion, véganisme et hypersensibilité à la souffrance

J’ai déjà longuement parlé de compassion et de bienveillance dans un précédent podcast. J’y ai expliqué la différence entre les deux. Ce sont en tout cas des caractéristiques qui s’appliquent à tous les hypersensibles, je pense, sans exception.

Cela me fait penser à un podcast sur le véganisme que j’ai écouté il y a quelques jours. Les véganes sont des personnes qui ont adopté un régime alimentaire végétal et qui refusent toute exploitation animale.

Je ne suis ni végane ni végétarienne mais je mangeais peu de viande pour des raisons de santé et de protection de l’environnement. En 2013, j’ai vu des vidéos de l’association L214 qui m’ont bouleversée. Plus précisément, je n’ai vu que des bribes de vidéo car c’était insoutenable à regarder et à écouter. Depuis, j’ai arrêté de manger des animaux terrestres et de consommer du lait. Je mange encore du poisson, des œufs et du fromage mais c’est déjà un premier pas.

Bref, dans ce podcast, ils expliquaient que pour des études scientifiques, des images de tortures ont été visionnées par des végétariens. Pendant ce temps, l’activité électrique de leur cerveau était mesurée.

Ces imageries cérébrales ont démontré que les végétariens avaient plus de compassions que les non-végétariens pour les animaux mais aussi pour les êtres humains en général.

Des études sociologiques ont aussi montré qu’ils sont plus nombreux à travailler dans l’humanitaire, ou à faire don aux œuvres de charité.

Ce qui est loin de l’accusation que l’on entend parfois sur des militants qui ne défendraient que les animaux sans se préoccuper des êtres humains. Il y en a peut-être mais comme en toute chose, la généralisation est trop facile.

Je mettrai ma main au feu que tous les véganes ou autres végétariens sont des personnes sensibles et potentiellement hypersensibles.

Malheureusement, nous sommes aussi plus sensibles à notre propre souffrance, notre seuil de tolérance à la douleur est assez bas. Nous souffrons davantage de stress et de maladies psychosomatiques.  C’est pourquoi il est important de bien se connaître. D’apprendre à soulager notre inconfort en société en s’arrangeant une vie tranquille, en choisissant un environnement professionnel qui n’est pas source de stress.

Je suis à mon compte depuis quelques temps et je travaille à mon domicile. Je n’ai jamais été aussi sereine que depuis que je mène cette vie professionnelle autonome et tranquille. Mais pour en arriver là et malgré la connaissance de mon tempérament, je suis tombée très malade dans mon dernier emploi salarié. Simplement, parce que je n’ai pas voulu écouter les signaux d’alarme de mon corps. Je ferai sans doute un jour un épisode consacré au burn-out. Car notre nature consciencieuse nous prédispose malheureusement à ce nouveau mal professionnel. Surtout si par malheur, nous sommes entourés de personnes toxiques et manipulatrices, ce qui était mon cas.

J’ai encore beaucoup de choses à vous raconter sur notre tempérament, notamment sur l’hyperstimulation. Mais cela sera l’objet du prochain épisode.

Si vous appréciez ce podcast et souhaitez qu’il continue, je vous remercie de le noter sur iTunes. Cela lui donnera de la visibilité. Vous pouvez aussi partager cet épisode à quelqu’un de concerné.

Je vous dis à bientôt et d’ici-là, profitez-bien de cette fin d’année 2017.

7- Le coaching de vie : réaction à l’émission Capital de M6 et mise au point sur la réalité du métier (2)

7- Le coaching de vie : réaction à l’émission Capital de M6 et mise au point sur la réalité du métier (2)

Le coaching : réaction à l’émission Capital de M6 – Mise au point sur la réalité du métier (2/2)

Chapitres

1- Les différences entre faire du coaching et ÊTRE coach (suite)

  • Les outils et les techniques
  • La supervision

2- Pourquoi l’émission de Capital n’informe pas sérieusement sur le coaching ?

  • L’attaque sur l’argent
  • Les croyances sur l’argent et l’estime de soi
  • La légitimité des coaches en développement personnel de l’émission
  • Amalgames, imprécisions et recherche du scandale

Ressources documentaires

Qui est Franck Nicolas : https://glob.cc/a-propos/

Qui est David Laroche : http://attitudesgagnantes.com/qui-est-david-laroche/

Le coach professionnel que je recommande : Christophe Peiffer

Introduction

Vous écoutez le podcast “Sensible Révolution”. Parce qu’il est urgent de valoriser la sensibilité dans un monde qui ne peut s’en passer.

Bonjour, c’est Axelle. J’espère que vous allez bien.

Dans l’épisode précédent, j’ai décidé de parler du coaching. Ce choix était une réaction à une émission de Capital du 19 novembre dernier. J’ai expliqué ce qu’est et ce que n’est pas le coaching en me basant sur les critères des fédérations professionnelles. J’ai précisé la différence primordiale entre « faire du coaching » et « être coach ».

Aujourd’hui, je vais clôturer ce dernier point et donner mon avis sur l’émission télévisuelle.

Les différences entre faire du coaching et ÊTRE coach (suite)

Les outils et les techniques

Vous n’arriverez pas à accrocher un tableau au mur sans avoir ni marteau ni clou.

Et si vous ne savez pas manier ces outils, vous prenez le risque de vous écrasez les doigts ou de faire un trou dans votre mur.

Sans connaître certains outils** et leur technique d’utilisation, un coach ne pourra pas coacher correctement son client. Par exemple, il ne saura pas cadrer un entretien. Ou il ne saura pas questionner de manière pertinente. Dans ces conditions, il n’aura pas de compétences suffisantes pour aider son client à atteindre ses objectifs.

Il existe de nombreux outils et il est impossible de tous les connaître parfaitement. Mais la maîtrise de quelques-uns est indispensable pour être un coach compétent.

La supervision

La supervision s’applique aux métiers de relations d’aide en général. Une supervision est l’accompagnement d’un professionnel par quelqu’un de plus expérimenté et qualifié que lui.

Cette technique permet de répondre à ses interrogations. Elle lui apporte un guide, un soutien, un regard critique et objectif sur sa pratique.

La supervision commence dans le cadre de la formation du coach et elle doit se poursuivre tout au long de sa carrière.

Pourquoi l’émission de Capital n’informe pas sérieusement sur le coaching ?

L’attaque sur l’argent

Je vais m’intéresser à l’une des attaques de Capital à l’égard des coaches. Elle a été faite via la psychologue qui intervient dans l’émission. Ainsi que par les extraits soigneusement choisis et sortis de leur contexte.

Les coaches en développement personnel sont blâmés de gagner de l’argent sur « les malheurs des gens ».

J’ai insisté sur le fait qu’un haut niveau de développement personnel est nécessaire pour exercer le métier de coach. Il l’est d’ailleurs pour les professions d’aide en général.

Alors, cette accusation me laisse perplexe.

Ce qui est certain c’est que « l’argent sale » est une croyance profondément ancrée dans notre culture française. Il est mal vu d’en gagner et pourtant la plupart rêve d’en avoir beaucoup. Il renvoie donc à nos contradictions. Il porte nos frustrations de n’avoir pas réalisé nos objectifs de vie mais aussi nos espoirs les plus fous. L’argent est donc un symbole qui porte une charge négative ou fantasmatique.

Les croyances sur l’argent et l’estime de soi

En réalité, l’argent n’est qu’un outil. Il est donc neutre. On peut l’utiliser pour faire le bien comme pour faire le mal.

Si beaucoup de coaches de vie n’arrivent pas à vivre de leur métier, c’est justement à cause de cette relation défaillante à l’argent. Parce qu’ils pensent –  consciemment ou non – que le développement personnel et une certaine forme de spiritualité ne peuvent s’allier que dans la pauvreté.

Et si je suis consciente de cette défaillance c’est parce que j’ai été concernée personnellement. En effet, cette croyance négative sur l’argent a été pour moi l’une des plus difficiles à neutraliser.

Aujourd’hui, je sais que gagner de l’argent est nécessaire. Je sais que la vente et le marketing sont des pratiques indissociables de l’entreprenariat et de l’indépendance. Mais qu’on peut les appliquer avec éthique. Je sais qu’avoir de l’argent ou pas, ne remet pas en cause la valeur personnelle d’un individu. Car cette valeur personnelle est intrinsèque. Elle est fondée sur l’être et non sur l’avoir. Elle est interne et non externe.

Par contre, la chaîne M6 semble avoir un problème avec l’argent. Si ce n’est le sien, en tout cas, celui des coaches. On peut se questionner sur ce jugement radical de la part d’une émission dont le but principal est de faire de l’audimat. Ce, afin de satisfaire les impératifs budgétaires de leurs annonceurs publicitaires.

Je recommande donc à la direction de M6 en cette période de fête judéo-chrétienne, de faire don d’une partie de son bénéfice à des œuvres caritatives. Cela soulagera sa conscience. Peut-être.

La légitimité des coaches en développement personnel de l’émission

J’avoue mon ignorance quant à la personne de Franck Nicolas, sûrement à cause de ma diète médiatique. De plus, il est plutôt focalisé sur le monde de l’entreprise. Je remarque qu’il s’inspire à merveille d’Anthony Robbins, un célèbre acteur du développement personnel américain. Il est coach professionnel certifié par la fédération internationale ICF. Il semble être un entrepreneur à succès et précise verser une partie de ses gains aux plus démunis. Voilà qui est généreux. Même si je n’accroche pas au style du personnage.

Je connaissais par contre David Laroche. Il ne fait pas partie non plus de ceux qui m’inspirent car je n’arrive pas à le considérer comme quelqu’un d’authentique. Mais on ne peut jamais plaire à tout le monde.

Vu le nombre de personnes qui suivent David Laroche, c’est forcément que ce qu’il apporte à de la valeur pour ses abonnés. Et cette notoriété, il l’a construite durant des années grâce à son travail. Rien ne tombe du ciel sans effort.

Vu mon tempérament, je ne suis pas adepte de ces séminaires que tous deux organisent. Ce sont des shows bruyants où l’extraversion est la règle imposée. Encore une fois, cette société de la performance dans laquelle nous vivons ne nous propose que ce modèle. Comme si la confiance en soi c’était simplement se mettre en scène, hurler dans un micro et gesticuler dans tous les sens.

Comme si la modestie, la discrétion, la sérénité ne pouvaient pas être autant –  voire davantage -charismatiques.

Bref, en parlant de modestie, j’ai du mal à trouver l’humilité – cette valeur nécessaire du coach – dans le fait de facturer 500 € plus cher des places VIP. Peut-être un reste de croyance limitante de ma part ? Ou peut-être pas.

Pour jouer l’avocate du diable, je dirai que s’il existe des personnes prêtes à payer ce prix, alors il s’agit de responsabilité individuelle. Autrement dit, cela ne regarde que les acheteurs. Et le vendeur aurait tort de se priver de cet apport financier.

Il faut noter que la plupart des acteurs du développement personnel  partagent un grand nombre de ressources gratuitement. C’est mon cas avec ce podcast par exemple. Et celui de Franck Nicolas et David Laroche à travers leurs vidéos. Ce premier niveau d’information aide déjà des gens à être plus heureux dans leur vie. De nombreux témoignages en attestent.

Amalgames, imprécisions et recherche du scandale

Par contre, le point sur lequel je n’arrive pas à avoir de la neutralité c’est la teneur de ce que l’on a qualifié de coaching. C’est-à-dire les gigantesques séminaires filmés dans l’émission. Je m’en explique.

Le coaching est un processus personnalisé qui se fait sur la durée. Dans le cadre d’une relation de confiance et d’écoute active. Pour des raisons évidentes de confidentialité, on ne peut pas filmer ce processus et le montrer au grand jour.

J’ai longuement détaillé ce qu’est le coaching dans l’épisode précédent. Vous pouvez le réécouter si ce n’est déjà fait. Alors vous vous doutez bien que pour moi un coaching  n’est certainement pas un spectacle réunissant des milliers de personnes.

Les journalistes font donc un amalgame certain. Ils critiquent la profession de coach de vie en mettant en avant des événements et des méthodes qui n’ont rien à voir avec du coaching.

Bien sûr, ces événements sont organisés par des gens qui revendiquent être coaches. Mais ce qui est filmé à ce moment-là n’en est pas. Et les journalistes ne peuvent pas l’ignorer.

Au final, l’émission condamne une méthode de marketing qui consiste à attirer un maximum de personnes dans ces séminaires pour accroître les gains. Or, le marketing est légitime pour développer une entreprise. Seule l’intention que l’on met derrière est importante. Et ce n’est ni à moi ni aux journalistes de juger quelles sont ces intentions. Surtout pas sur la base de faits incomplets et biaisés tels que ceux mis en avant dans le reportage.

M6, la reine de la téléréalité, me semble donc mal placée pour blâmer une méthode marketing consistant à attirer une grosse audience.

La chaîne base son travail sur la recherche de sensationnalisme. En faisant preuve de partialité, à travers des amalgames entre le coaching , le show, et des dérives sectaires. Ils malmènent la légitimité d’une profession dans son ensemble.

La télévision a le rôle d’informer le consommateur et le citoyen. Ce en quoi elle peut être utile. Mais l’émission Capital, sous couvert de défendre la veuve et l’orphelin, se dispense en fait d’investigation sérieuse. Ils ne font que des généralisations faciles.

Dans tous les domaines, vous devez vous faire votre propre idée en vous alimentant à différentes sources d’informations sérieuses.

Vous devez garder votre esprit critique. Je suis confiante dans le fait que votre radar à émotions et votre intelligence vous aideront à détecter l’authenticité de vos interlocuteurs.

J’espère que ce que je vous ai exposé dans cet épisode et le précédent vous aura apporté une vision plus juste du métier de coach.

Si vous souhaitez être coaché dans le respect de votre sensibilité,  et en attendant que j’aie moi-même effectué ma formation, je vous recommande un coach professionnel dont vous trouverez le site dans la description.

Je précise que je n’ai aucun lien avec cette personne, il ne me connaît même pas ! Mais si je me base sur la qualité de son contenu, son approche et son parcours, je pense qu’il est digne de confiance.

Avant de nous quitter, je vous remercie de noter le podcast sur votre application ou sur iTunes. Cela me permettra de le faire connaître.

À très bientôt pour le prochain épisode.

D’ici-là, rappelez-vous : la vie, c’est maintenant !

** Exemples d’outils : PNL (Programmation Neuro Linguistique), analyse transactionnelle, ennéagramme, etc.

6- Le coaching de vie : réaction à l’émission Capital de M6 et mise au point sur la réalité du métier (1)

6- Le coaching de vie : réaction à l’émission Capital de M6 et mise au point sur la réalité du métier (1)

Le coaching de vie : réaction à l’émission Capital de M6 et mise au point sur la réalité du métier

Chapitres

  1. Définition du coaching
  2. Ce que n’est pas le coaching
  3. Les principales règles et valeurs professionnelles du coach
  4. Les différences entre faire du coaching et ÊTRE coach

Ressources documentaires

Émission Capital de M6 du 19/11/2017

International Coach Federation France

European Mentoring & Coaching Council

Fédération Francophone des Coachs Professionnels

Société Française de coaching

Société Internationale des Coachs PNL

Introduction

Vous écoutez le podcast “Sensible Révolution”. Parce qu’il est urgent de valoriser la sensibilité dans un monde qui ne peut s’en passer.

Bonjour, c’est Axelle. J’espère que vous allez bien.

Dans l’émission précédente, j’ai parlé d’entreprenariat. J’ai évoqué les raison pour lesquelles les hypersensibles me semblent légitimes à se lancer dans une activité indépendante.

Aujourd’hui, je vais rester dans un sujet proche. Je vais évoquer une profession indépendante qui a été le sujet d’une émission Capital, diffusée sur M6 il y a quelques jours.

Ce programme télévisé a créé des mécontentements dans le milieu du développement personnel. Car il critique la profession de coach de vie. Je me suis sentie concernée en tant que blogueuse en développement personnel et coach en devenir. Je l’ai regardée. J’y ai réfléchi. Et je vous en parle maintenant.

Définition du coaching

Vous avez déjà dû entendre parler du coaching. Mais peut-être que vous n’en avez qu’une idée imprécise. Il existait pourtant bien avant que cette appellation soit connue du grand public.

Le coaching sportif est assez répandu aujourd’hui. Par exemple, des pratiquants de course à pied peuvent s’entraîner avec un coach pour préparer un marathon. Dans les entreprises, il y a toujours eu des business coaches auprès des dirigeants ou managers. Mais on les appelait des mentors ou des conseillers. Progressivement, l’importance de l’intelligence émotionnelle a été intégrée. Le rôle du mentorat s’est alors enrichi et structuré pour devenir le coaching.

Enfin, il existe le  « coaching de vie », « life coaching » ou « coaching en développement personnel ». Ces trois dénominations ramènent au même métier. Celui qui consiste à accompagner un particulier.

Les coaches interviennent pour aider leurs clients à atteindre certains résultats concrets et mesurables. Ainsi, ils arrivent à surmonter des difficultés dans leur vie personnelle ou professionnelle.

Par conséquent, le coaching a pour objet le développement humain d’une personne ou d’un groupe de personnes.

Il est réalisé dans le cadre d’une relation suivie et dans une période définie.

Il se pratique en face-à-face, en visio-conférence ou en séances collectives. Les séances peuvent être complétées par des échanges écrits.

Le mot anglais « coaching » provient du français « coche ». D’où l’image qui illustre cet épisode. Alors on peut imaginer le coaché comme un voyageur. Le coach est là pour l’aider à clarifier sa destination. Il fournit l’équipement et le véhicule. Une fois que le coaché aura choisi sa destination et organisé son voyage, il sera prêt pour partir seul.

Le développement personnel est un voyage à la découverte de soi. Et c’est ce que permet aussi le fait d’être coaché.

Ce que n’est pas le coaching

Le coach semble donc à la croisée de plusieurs métiers : formateur, psychologue, consultant. Mais il ne pratique aucun de ces métiers.

Ces professionnels ont chacun leur propre cadre de référence. Et tout comme eux, l’exercice de la profession de coach doit répondre à une déontologie particulière, des règles professionnelles et des méthodes spécifiques.

Les principales règles et valeurs professionnelles du coach

La déontologie, l’éthique

Le coach utilise des outils de communication et de psychologie, mais il n’est pas un thérapeute. Paradoxalement, il est important qu’il possède des bases en psychopathologie. Cette discipline est l’étude des phénomènes psychiques normaux et pathologiques.

En possédant ces connaissances, il peut détecter qu’une personne rencontre des difficultés qui relèvent de la médecine.

C’est pourquoi le coach doit être habité par une éthique très forte. Ceci, afin d’orienter sur des professionnels de santé, quelqu’un qui se serait au premier abord adressé à lui. Et donc, accepter de perdre un client potentiel.

La sincérité et l’authenticité

À mon sens, le coaching de vie ne peut s’exercer qu’à travers une motivation profonde à vouloir aider les autres. Même si le gain d’argent est nécessaire, comme dans tout métier. Mais le sens que tout coach trouve dans sa profession, c’est de contribuer à rendre d’autres personnes plus heureuses. Car un coach est intimement convaincu de la capacité d’évolution de l’être humain.L’humilité

L’humilité

Le coach doit adopter une position d’humilité. Il n’est pas un maître face à un élève. La relation doit être basée sur la confiance et le respect.

Le coach et son client déterminent ensemble l’objectif, le cadre, et les résultats attendus. Mais le coaché reste le seul responsable de ses objectifs. En cela, il est le héros de sa propre histoire. Le coach n’est là que pour faire émerger les ressources internes du coaché.

Le coach est persuadé que son client a de la puissance en lui. Qu’il est un feu en dormance. Même si le client n’en a pas toujours conscience. Le coach est l’oxygène qui ravive les flammes de son client.

Les différences entre faire du coaching et ÊTRE coach

Contrairement au titre de psychologue* qui est réglementé en France, n’importe qui peut se prétendre coach.

Pourtant ce métier est l’un de ceux qui requière le plus haut niveau de développement personnel. Il nécessite aussi de posséder certaines valeurs et compétences.

L’expérience de vie

Plus que l’âge, le niveau de maturité et l’expérience de vie du coach sont primordiaux. Par exemple, des expériences professionnelles diversifiées. Des étapes douloureuses de la vie personnelles qui ont été dépassées. Une capacité de résilience, donc. Si le coach a expérimenté de nombreux changements, il sera capable d’accompagner son client dans les siens.

Le travail sur soi permanent

Il est nécessaire qu’un coach ait effectué un important travail sur lui-même. Sans cela, le coach peut entrer avec son coaché dans une relation de transfert ou des jeux psychologiques indésirables.

Comment prétendre aider une tierce personne si l’on n’a pas guéri ses propres blessures ? Ce travail sur soi peut s’effectuer à travers du développement personnel, une psychothérapie, ou un coaching.

La formation

Le métier de coach est professionnalisé depuis peu. Il existe des formations validées par l’État, de niveau Bac+4 ou Bac+5. Certaines débouchent sur des certifications émanant des fédérations professionnelles de coaching.

Ces formations  sont dispensées soit par des universités, soit par des organismes spécialisés privés.

Le coaching est un métier de pratique. On devient aussi coach en coachant. Cela me porte à conseiller des formations délivrées par des professionnels expérimentés du métier plutôt que des universitaires. Car la pratique y est favorisée dès l’entrée en formation.

Ces formations professionnalisantes et diplômantes enseignent l’éthique, les règles et les outils de la profession.

On ne peut s’improviser coach, sans connaître la posture et la déontologie. Car alors, cela peut être néfaste pour les personnes coachées. La posture est l’ensemble des repères sur ce qu’est et n’est pas le métier.

L’actualisation des connaissances versus le diplôme

En France, on accorde traditionnellement une grande importance au diplôme. Mais ce n’est pas pour moi une preuve de professionnalisme. On peut avoir obtenu un diplôme il y a des années et ne jamais mettre à jour ses connaissances. Auquel cas, on n’est pas forcément un professionnel compétent. Et cela, quel que soit le domaine d’activité.

Ce qui pour moi fait un coach digne de ce nom, au-delà des qualités humaines essentielles, c’est l’actualisation permanente des connaissances et leur mise en application.

En ce sens, un diplôme obtenu à travers une formation professionalisante est utile. Mais on peut aussi se former aux outils et aux pratiques d’un métier sans que ces formations ne soit diplômantes.

Cependant, les formations diplômantes et certifiantes qui donnent accès à des certifications reconnues sont un gage de sérieux et de motivation. Car elles demandent un engagement en temps, en argent, en énergie et en émotions.

Elles bouleversent les certitudes des apprentis coaches. Elles leur apprennent la posture d’humilité et de remise en question permanente.

Car plus que dans n’importe quel autre métier, un coach de vie doit évoluer, se former et se remettre en question en permanence.

Ce sont les conditions préalables à des compétences relationnelles élevées, nécessaires à l’exercice du métier.

 

Je vais stopper ici cet épisode car les derniers étaient trop longs. Je vais essayer de me tenir à une durée moyenne de 10/15 minutes. Ce sera plus facile pour vous d’intégrer leur écoute à votre journée.

Je ferai donc la suite d’aujourd’hui dans le prochain épisode.

 

Si vous aimez ce podcast, la meilleure façon de le soutenir est de me laisser une évaluation sur iTunes.

Comme d’habitude je vous indique tous les liens utiles dans la description de l’épisode.

Merci pour votre soutien. Prenez soin de vous et de vos proches.

À très bientôt.

 

* Psychologue : une profession réglementée

 

 

5- Peut-on être entrepreneur lorsque l’on est hypersensible ?

5- Peut-on être entrepreneur lorsque l’on est hypersensible ?

Peut-on être entrepreneur lorsque l’on est hypersensible ?

Sommaire de l’émission (chapitres)

  1. Créer une entreprise individuelle pour donner un nouveau sens à sa vie professionnelle
  2. Au fond que risquez-vous ?
  3. Ce que l’entreprenariat peut vous offrir
  4. L’échec n’existe pas, tout est expérience
  5. La résilience : une capacité des hypersensibles utile à l’entreprenariat
  6. Est-ce qu’il y a un type de travail plus adapté à un hypersensible qu’un autre ?

Introduction

Bonjour, c’est Axelle. J’espère que vous allez bien.

Dans l’épisode précédent, je vous ai longuement parlé de la communication assertive. J’assiste demain à une conférence sur l’assertivité. Je ferai donc la suite un peu plus tard. Et j’y ajouterai les nouveaux éléments que j’aurais appris le cas échéant.

Aujourd’hui, j’avais envie de changer un peu de sujet. Je vais vous parler d’entreprenariat.

Pourquoi peut-on avoir envie de se mettre à son compte ? Est-ce qu’il est possible d’être son propre patron lorsque l’on est hypersensible ?  Quels en sont les avantages et les inconvénients ? Ce sont les points que je vais aborder.

Créer une entreprise individuelle pour donner un nouveau sens à sa vie professionnelle

Je vais parler uniquement de ce que je connais, c’est-à-dire d’entreprise unipersonnelle. La création de ce type d’entreprise a été facilitée par la mise en place de l’auto-entreprise. La dénomination actuelle est micro-entreprise. Mais juridiquement, il s’agit toujours d’une entreprise individuelle.

En tant qu’hypersensible, nous avons généralement des valeurs d’éthique et de justice très fortes. Souvent ces valeurs ne sont pas dominantes dans le monde de l’entreprise. Ce qui peut nous pousser à chercher un fonctionnement professionnel différent.

Or, notre conscience professionnelle, notre capacité à tout prévoir, notre esprit analytique sont de formidables aptitudes pour devenir entrepreneur.

Surtout, se lancer comme travailleur indépendant, est la meilleure façon de créer les conditions de travail qui nous sont propices. On peut construire des relations professionnelles avec des gens que nous choisissons, organiser le mode de vie qui nous convient.

En tant que travailleuse du web, j’ai mon bureau à domicile. Cela m’a permis de me créer des conditions de travail totalement adaptées à mon tempérament.

Au fond que risquez-vous ?

Il faut être objectif. Et je veux que vous fassiez un choix en connaissance de cause. C’est vrai, devenir travailleur indépendant, c’est se confronter à certains risques.

Sur le plan matériel

– les revenus sont faibles à inexistants au démarrage. Ils sont ensuite en dent de scie. La plupart des indépendants que je connais n’ont perçu des revenus qu’en fin de deuxième année d’activité ou dans le courant de la 3ème.

Avant de se lancer, il faut donc avoir une autre source de revenus. Le mieux est de percevoir les allocations Pôle Emploi. Car cela apporte un minimum de sécurité. Vous y avez accès en négociant une rupture transactionnelle avec votre employeur ou si vous êtes licencié.

Je recommande aussi d’avoir des économies personnelles. Car vous pouvez avoir des investissements à faire au départ. Surtout en matière de formation professionnelle.

Mais le plus sage reste de conserver son emploi et de tester son idée de création en parallèle. Bien sûr, c’est la solution qui demande aussi le plus d’énergie.

– Le régime de protection sociale est moins favorable que pour les salariés. Notamment si vous êtes une femme et que vous voulez devenir maman. Le régime général de la sécurité sociale et le droit du travail seront alors bien plus favorable pour vous.

– L’accès au prêt bancaire est compliqué. Il faut justifier 2 à 3 années d’activité suivant les banques. Avec du chiffres d’affaires évidemment. Un salarié qui justifie de revenus réguliers, même en CDD ou en intérim, aura davantage de chances d’accéder au prêt immobilier.

– Il n’y a pas de SMIC pour les travailleurs indépendants. C’est votre responsabilité de générer du chiffre d’affaires. Pas de chiffre d’affaires : pas de beurre dans les épinards ; voire pas d’épinards du tout !

–  Malheureusement, il y a des impôts que l’on paie même si le chiffre d’affaires est nul. La Cotisation Foncière des Entreprises par exemple. Je vous en parle car c’est justement le moment pour moi de la payer pour la première fois.

Sur le plan moral

Être indépendant, cela peut générer de l’incertitude. Il n’y a plus la sécurité d’un salaire qui tombe chaque fin de mois. Le démarrage de l’activité est long. Si vous travaillez seul, dans une profession nouvelle pour vous, vous n’êtes pas certain de prendre les bonnes décisions.

Il faut avoir foi en soi et en son projet pour faire face à ces questionnements et continuer à avancer.

Certains hypersensibles sont assez anxieux et doivent donc trouver des méthodes pour apaiser leur anxiété.

C’est pourquoi il faut forcer sa nature, même si l’on est introverti et solitaire. Et fréquenter d’autres entrepreneurs. Cela permet un soutien moral et une compréhension mutuelle. Cela aide à affronter l’inquiétude de vos proches, qui parfois ne comprennent pas votre choix de lâcher un boulot sûr pour de l’incertitude.

Ce qu’il faut réaliser c’est que l’incertitude est l’essence même de la vie. Et notre boulot d’être humain intelligent, c’est de s’adapter.

Sur le plan professionnel

Un indépendant doit connaître différents métiers et développer en permanence ses compétences.

Avoir une spécialité métier ne suffit pas.

  • Il faut savoir communiquer pour construire son réseau professionnel, rencontrer des partenaires.
  • Être capable de vendre son travail pour trouver des clients.
  • Posséder des compétences techniques minimales pour utiliser le web. Un site Internet aujourd’hui me paraît indispensable quand on est indépendant.
  • Avoir une bonne estime de soi pour oser proposer des tarifs qui permettent de vivre correctement.

Bien des freelances sont des travailleurs pauvres à cause de ce dernier point. Ils espèrent qu’en baissant leur prestation à un prix plancher, ils vont décrocher plus de clients. C’est une croyance erronée. En effet, ils auront des clients qui ne s’attachent pas à la qualité de leurs prestations. Or, les clients qui ne cherchent qu’à obtenir le prix le plus bas possible sans se soucier de qualité, sont de mauvais clients. Et le boulot d’un entrepreneur, c’est d’attirer les bons clients. Ceux qui savent reconnaître la valeur ajoutée qu’apporte une prestation. Tout le travail de l’entrepreneur est alors d’offrir un maximum de valeur pour attirer les bons clients et les satisfaire.

Mais si l’on réfléchit bien, quel risque insurmontable prenez-vous vraiment en créant une entreprise individuelle en France ? Aucun à mon sens. Si votre entreprise ne fonctionne pas, vous pourrez toujours chercher un nouveau travail salarié. Votre expérience pourra être valorisée auprès des petites entreprises qui apprécient les profils créatifs. Vous aurez toujours accès à des aides sociales si vous ne percevez aucun revenu. Il suffit de radier l’entreprise et de se réinscrire au Pôle Emploi. Vous aurez toujours un membre de la famille ou un ami, pour vous donner un coup de main. Nous sommes dans un pays où les aides de l’État sont importantes.

Alors si la création d’entreprise vous attire, il ne faut pas vous laisser bloquer par ces considérations matérielles. Il faut simplement organiser sérieusement votre lancement.

Ce que l’entreprenariat peut vous offrir

Se mettre à son compte, c’est utiliser les forces qui sont les vôtres.

L’inventivité

  • Est-ce qu’il vous arrive de détourner des objets de leur usage initial ?
  • Recyclez-vous vos vieux vêtements pour en fabriquer de nouveaux ?
  • Êtes-vous capable de trouver une solution aux problèmes des autres, même si parfois vous n’en trouvez pas pour vous ?
  • Lorsque vous voyez un aménagement intérieur qui vous plaît, arrivez-vous à le transposer dans votre univers personnel avec succès ? Même avec de petits moyens financiers ou un espace moins grand ?

Alors vous faites preuve d’inventivité.

J’ai longtemps pensé que je n’étais pas créative car je n’avais aucune aptitude manuelle ou artistique. Mais beaucoup de choses peuvent s’apprendre. Et la créativité ne se cantonne pas à l’art ou au bricolage.

Être inventif :

  • C’est être capable de découper un projet – au premier abord insurmontable – en petites étapes accessibles.
  • C’est savoir transposer dans notre domaine, des actions ou des savoirs qui nous ont paru pertinents dans une discipline différente.
  • Être inventif c’est avoir une ouverture d’esprit sur le monde et les gens.
  • Avant tout, être inventif, c’est savoir observer un problème avec du recul, pour y trouver une solution. En ce sens, tous les êtres humains sont créatifs. C’est ce qui caractérise notre espèce.

La réalité du monde du salariat

Beaucoup de salariés ont été conditionnés à ignorer leur créativité au détriment de l’efficacité, de la productivité et du profit.

Je ne dis pas que l’efficacité, la productivité et le profit sont de mauvaises choses.

Elles sont essentielles pour gagner de l’argent. Et l’argent est nécessaire pour pérenniser une activité et payer les employés.

Simplement, à ne vouloir qu’elles et à refuser des visions ou des procédés novateurs, beaucoup d’entreprises s’enferment dans des méthodes de travail médiocres, et une certaine étroitesse d’esprit.

Donc des tas de gens très sensibles sont naturellement créatifs. Mais cette créativité a été bridée. Notamment dans les grandes structures où les tâches sont compartimentées ; les procédures strictes et normées.

Cette créativité est un atout indéniable dans l’entreprenariat. Car alors, on ne peut plus réfléchir comme un salarié, il faut adapter son état d’esprit.

L’autonomie

Je ne sais pas pour vous. Mais personnellement, j’ai toujours accordé la priorité à mon indépendance dans tous les domaines.

Je pense que pour un hypersensible, avoir un sentiment de contrôle sur son travail mais aussi sur sa vie apporte de l’apaisement.

Or, cette autonomie on ne peut l’avoir en entreprise. On est toujours dépendant du bon vouloir d’un supérieur ou d’un collègue, de règles souvent absurdes, d’horaires, de délais à tenir.

Bien sûr, lorsque l’on est à son compte, on doit obéir aussi à certaines contraintes. Mais ce sont celles que l’on veut bien s’imposer.

Par exemple, j’ai choisi de m’imposer de faire un podcast tous les 10 jours environ. Parce que c’est important de se fixer soi-même un cadre si on veut progresser dans son activité.

Mais ce podcast, j’aime le créer. Il s’agit d’une expérience enrichissante et non d’une contrainte. Je choisis la ligne directrice dans tous mes projets. J’organise mes journées, mes semaines selon les horaires qui me conviennent. Je crée des relations avec les gens qui m’intéressent vraiment. J’ai le choix.

Choisir et non subir est ce que permet le travail indépendant.

Je me souviens d’une réponse de mon ancien chef qui a été le début de la fin du salariat pour moi. J’étais gestionnaire RH et paie et je travaillais dans un open space avec des collègues extrêmement bruyantes. Vous savez à quel point l’hyperstimulation sonore est éprouvante pour un hypersensible.

Dans mes précédents emplois dans les ressources humaines, j’avais acquis un bon niveau en droit du travail. J’expliquais donc à mon chef que le niveau sonore trop élevé m’empêchait de me concentrer sur ma veille en droit social. Il m’a alors répondu que ce n’était pas mon boulot. Qu’un cabinet juridique était payé par la boîte pour ça. Et la question du bruit a été totalement occultée.

Voilà le genre de comportements injustes en entreprise auxquels probablement vous devez faire face de temps en temps. Vous êtes concerné par votre travail, vous avez envie de faire le maximum pour le faire au mieux. Et on vous fait brutalement comprendre que vous devez rester dans votre petite case. Surtout, ne pas bousculer l’ordre établi. Surtout, ne pas être trop compétent. Cela pourrait mettre en exergue la médiocrité ambiante à laquelle vous êtes peut-être confronté.

Voilà ce à quoi on échappe lorsque l’on est indépendant. Travailler pour soi, choisir l’activité que l’on veut exercer et comment. Tout cela donne du sens. Le sens que l’on ne trouve plus aujourd’hui dans les entreprises. Sauf peut-être encore dans les petites structures où le sérieux et le professionnalisme sont davantage appréciés.

Cultiver un sentiment de contrôle personnel peut être essentiel pour beaucoup d’entre nous. Surtout pour ceux qui ont essayé de s’intégrer dans le monde du travail.  Mais qui ont rencontré trop de discordance avec leurs valeurs.

L’échec n’existe pas, tout est expérience

Se lancer dans l’entreprenariat nécessite de se confronter à l’échec. L’échec découle de l’action. Seuls ceux qui ne font rien ne se trompent jamais.

Chaque échec nous apprend quelque chose. Donc chaque échec est avant tout une expérience  humaine ou professionnelle. C’est important d’avoir cette vision des choses. C’est cela aussi l’esprit d’entreprise.

Entreprendre c’est comme se lancer la première fois dans une randonnée au long cours. On se demande si on a emporté assez d’eau. Y aura-t’il des sources sur le chemin ? Est-ce que l’on va savoir s’orienter ? Trouvera-t-on les endroits appropriés pour le bivouac ?

En fait l’important ce n’est pas le but. Enfin pas seulement. L’important c’est surtout ce que vous allez retirer de votre chemin. Cette fierté quand vous serez revenu à votre point de départ. Vous avez finalement réussi à vous orienter. Vous avez trouvé les sources. Vous avez croisé d’autres randonneurs sympa. Vous avez vu des animaux sauvages. Et les paysages étaient fabuleux. C’était un super moment. Et vous n’avez qu’une envie, c’est de refaire une autre randonnée.

Si vous voulez devenir entrepreneur, vous ferez face à l’échec, vous ferez face à des résultats négatifs. Cela fait partie du jeu. Mais ce jeu, vous devez y prendre plaisir pour y participer.

L’avantage est que vous aurez le contrôle personnel ultime sur toutes les décisions. Vous serez en mesure de bâtir une entreprise qui a un sens pour vous.

La résilience : une capacité des hypersensibles utile à l’entreprenariat

La résilience est cette capacité à croître et à apprendre des expériences. Même les plus cuisantes.

La gestion d’une entreprise peut être une expérience douloureuse. L’entrepreneur doit donc savoir adapter ses méthodes et se développer constamment.

En cela, l’entreprise est probablement la meilleure expérience de développement personnel qui puisse exister.

La résilience est une capacité que nous cultivons sans cesse du fait de notre tempérament. À plusieurs reprises, malgré votre grande sensibilité, vous avez dû surmonter des tempêtes de doute personnelles, des difficultés relationnelles, l’incompréhension d’autres personnes, des remises en question.

Et tout cela est sain et normal. Tout cela contribue à vous renforcer.

Aujourd’hui, et c’est encore plus vrai avec les possibilités offertes par Internet, vous avez l’opportunité de vivre le genre de vie que vous voulez, en travaillant pour vous.

Jusque-là, vous avez dû vous accommoder à une trajectoire prévisible en entreprise. Un cadre qui ne vous convient pas.

Avez-vous besoin d’un supplément d’âme et de donner plus de sens à votre vie ? Alors, trouvez votre mission. Celle en laquelle vous croyez profondément. Évaluez ce pourquoi vous êtes le plus doué naturellement. Et lancez votre propre activité.

Faites confiance à votre intuition mais pas seulement. Le meilleur moyen de savoir si une idée fonctionne n’est pas de la peaufiner pendant des mois dans son coin mais de vérifier directement sur le marché si le besoin existe.

Minimisez vos risques en conservant votre travail actuel si vous en avez un. Il sera temps de l’abandonner lorsque votre projet commencera à être rentable.

Parlez de votre projet. Joignez-vous à la chambre de commerce locale ou d’autres organisations professionnelles pour construire votre réseau et bénéficier d’un soutien social.

Avec le temps, vous deviendrez plus à l’aise dans vos interactions sociales et dans votre nouvelle peau d’entrepreneur.

N’ayez pas peur de vous faire voler votre idée. Une idée sans passage à l’action n’a aucune valeur.

Est-ce qu’il y a un type de travail plus adapté à un hypersensible qu’un autre ?

Je ne sais pas. Vous êtes seul juge de ce que vous avez envie de réaliser et d’accepter.

L’empathie conduit souvent les hypersensibles sur les métiers d’accompagnement des personnes. Mais vos autres capacités peuvent vous amener sur d’autres voies.

Votre idée ne doit pas être forcément originale pour fonctionner. Vous devez juste répondre à un besoin existant.

Ce qui est certain, c’est que votre grande sensibilité vous rend unique et intéressant. Le monde a besoin de gens comme vous. Le monde doit accepter votre différence. Vous devez réaliser à quel point votre hypersensibilité est une chance.

Le Dr Aaron écrit que beaucoup d’hypersensibles sont des travailleurs créatifs et productifs, des partenaires attentifs et réfléchis, et des personnes douées intellectuellement.

Il est fini le temps où l’on pensait que les personnes sensibles sont faibles, fragiles ou instables.

Souvenez-vous de mon 1er épisode, nous sommes le roseau qui résiste à la tempête.

Devenir travailleur indépendant, c’est se donner les moyens de mener sa vie comme on le souhaite, en ne comptant que sur soi-même.

Si cela a du sens pour vous, alors je vous encourage à vous lancer dans cette aventure tellement gratifiante.

Pour vous aider, j’offre une consultation à trois personnes seulement parmi mes abonnés. Une conversation téléphonique de 30 minutes à 1 heure pour clarifier votre projet. Ainsi que mes préconisations par écrit.

Si vous vous sentez la fibre d’entreprendre, ne laissez pas passer cette opportunité.

Et d’ici-là, n’oubliez pas : la vie c’est maintenant !

À très bientôt.

4- Comment devenir une force tranquille : communiquer avec assertivité

4- Comment devenir une force tranquille : communiquer avec assertivité

Comment devenir une force tranquille : communiquer avec assertivité

Sommaire de l’émission (chapitres)

  1. Différence entre comportement et personnalité
  2. Qu’est-ce que l’assertivité ?
  3. Quelle est mon expérience personnelle avec cette méthode ?
  4. Distinguer les personnes toxiques et les sensibles en souffrance
  5. Quels sont vos droits fondamentaux dans une relation ?
  6. Quels sont les blocages qui empêchent la non-affirmation de soi ?
  7. Quelles sont les attitudes à effets négatifs des personnes n’ayant pas d’assertivité ?
  8. Comment formuler une demande assertive ?

Sources documentaires

Introduction

Bonjour, c’est Axelle. J’espère que vous êtes en pleine forme !

Dans l’épisode précédent, je vous ai parlé de l’envie comme l’élément indispensable pour être heureux avec les autres. J’ai détaillé les quatre qualités nécessaires pour une communication bienveillante. Enfin, je vous ai présenté une méthode efficace pour vous préserver d’un comportement toxique dans le cadre professionnel.

Aujourd’hui je vous expose une méthode en particulier : la communication assertive. Mais d’abord, je souhaite préciser un point important.

Différence entre comportement et personnalité

Les théories de la personnalité correspondent à des classifications. Ces classifications regroupent des tendances générales. Une tendance générale va être un trait de caractère commun à une majorité de personnes. Par exemple, en tant qu’hypersensibles, nous possédons généralement une forte émotivité.  Mais chacun d’entre nous reste unique par les autres composantes de son caractère, son vécu, sa vision du monde.

Par ailleurs, dans toute classification, il y a des formes mixtes. Par exemple, chez les personnalités difficiles, on trouve des personnalités agressives ou manipulatrices et d’autres qui combinent les deux.

Connaître la classification des personnalités difficiles est utile. Car cela aide à les reconnaître. Ainsi, on peut mieux gérer certaines situations. Il peut arriver aussi que l’on se retrouve dans certains traits de personnalité. Ceci permet de mieux comprendre son propre fonctionnement. Et d’améliorer ce qui nous pose problème.

Attention, vous pouvez posséder quelques traits de comportement d’une personnalité difficile sans en être une ! Les personnalités difficiles souffrent de troubles caractérisés par des traits de comportements durables. De plus, ces traits de comportement s’exercent dans tous les domaines de la vie. Ce sont donc des traits de caractère très marqués, très figés. Ils entraînent toujours une souffrance pour eux-mêmes ou pour les autres.

Si vous voulez plus d’informations sur les personnalités difficiles, vous pouvez me laisser des commentaires sur Messenger ou sur la page Contact de mon site web.

À présent, nous allons passer au sujet principal…

Qu’est-ce que l’assertivité ?

Selon Wikipédia, l’assertivité est la capacité à s’exprimer et à défendre ses droits sans empiéter sur ceux des autres.

Le mot assertivité vient de l’anglais « assertiveness », formé à partir du verbe « to assert ». Ce qui signifie : s’affirmer, défendre ses droits, défendre son opinion.

On peut donc traduire l’assertivité par l’affirmation de soi.

Par conséquent, l’assertivité découle du principe que vous possédez certains droits fondamentaux.

Si vous n’êtes pas conscient de ces droits, vous ne pouvez pas être assertif. Vous n’oserez pas exprimer ce que vous pensez et ressentez dans le respect de vous-même et celui des autres.

Quelle est mon expérience personnelle avec cette méthode ?

Je connais bien le monde de l’entreprise pour avoir été salariée pendant 27 ans. Tant dans des petites structures que dans des grands groupes. J’ai été déléguée du personnel en même temps qu’assistante de direction. J’ai évolué sur des postes de gestionnaire ressources humaines avant de quitter définitivement le salariat.

Ces expériences m’ont permis d’observer les deux côtés du miroir. À titre personnel ou en tant que témoin, j’ai été confrontée à des personnalités difficiles. On peut en rencontrer à tout niveau : un hiérarchique, un collègue, un client.

J’ai découvert l’assertivité lors d’une formation en « gestion des émotions » il y a quelques années. Cet outil m’a été utile pour prendre confiance en moi. J’ai réussi à développer une communication plus affirmée. Je suis même parvenu à améliorer une situation conflictuelle que je vivais à cette époque.

C’est pourquoi je suis en mesure de vous conseiller aujourd’hui. Les informations que je vous donne peuvent vous aider à préserver votre bien-être. Car vous serez peut-être confronté un jour à une personnalité toxique dans le monde de l’entreprise ou dans votre vie privée.

Distinguer les personnes toxiques et les sensibles en souffrance

J’ai moi-même eu des comportements de type passif-agressif envers certains patrons durant mes jeunes années. Je mettais en place des stratégies de résistance. J’arrivais en retard, je contestais les consignes qu’on me donnait… Bref, je me comportais comme l’adolescente immature et en souffrance que j’étais.

J’avais un rapport d’extrême méfiance vis-à-vis de l’autorité. Car j’avais subi des maltraitances par mon géniteur et ma belle-mère : l’autorité familiale.

Pour autant, je n’avais pas cette attitude dans la sphère privée. Ce qui signifie qu’il s’agissait d’un comportement (en l’occurrence défensif) et non d’une personnalité.

Il est possible de supprimer ou améliorer les comportements qui nous font souffrir. C’est le but du développement personnel.

J’insiste sur ces différences entre personnalité et comportement. Car vous pouvez avoir affaire à une personne qui ne réalise pas le mal qu’elle fait. Simplement parce qu’elle est dans une grande souffrance psychologique.

Il existe des personnalités toxiques dénuées d’empathie. Mais certaines personnes aux comportements difficiles sont simplement tourmentées. Il est possible que ces dernières attendent juste un peu de l’attention et de la bienveillance qu’elles n’ont jamais reçue.

L’acceptation est souvent un préalable nécessaire pour amener quelqu’un à changer son comportement. Si une personne est malveillante de manière systématique avec vous, vous devrez vous en préserver. Mais si votre radar à émotions vous indique qu’elle n’est pas si mauvaise, alors vous pourrez tenter de communiquer avec elle. Ainsi, elle apaisera ses tendances négatives.

Et vous aurez contribué à améliorer le monde.

J’ai rencontré durant ma vie professionnelle, des personnes qui ont été pour moi des tuteurs de résilience. Y compris chez des supérieurs hiérarchiques. Ces personnes ont su détecter qui j’étais vraiment. Car derrière mes provocations et mon agressivité se cachaient une grande détresse. Grâce à elles, j’ai pu me remettre en question et évoluer de manière positive.

Quels sont vos droits fondamentaux dans une relation ?

La première chose à faire pour vous affirmer est de prendre conscience de vos droits.

Vous avez le droit :

  • De ressentir
  • D’être différent
  • De vous exprimer
  • De ne pas être d’accord
  • De changer d’avis
  • De vous tromper
  • De ne pas tout comprendre
  • De ne pas tout savoir
  • De demander de l’aide
  • De refuser quelque chose sans vous sentir coupable ou égoïste
  • De considérer que vos besoins sont aussi importants que ceux des autres

Quels sont les blocages qui empêchent la non-affirmation de soi ?

  • Ces blocages sont très souvent liés à des peurs. Peur de ne plus être aimé, d’être rejeté, peur de blesser, peur du conflit.
  • Ils peuvent provenir des carences éducatives que j’ai déjà évoquées. On ne nous apprend pas à communiquer efficacement. Encore moins à exprimer nos ressentis, nos limites et nos besoins.
  • Le manque d’estime de soi est très souvent à la base d’un manque d’affirmation de soi. Une personne s’accordant peu de valeur va estimer que les besoins des autres sont plus importants que les siens.
  • Enfin, les croyances limitantes sont une cause fréquente de bien des problèmes dont le manque d’assertivité. Pour clarifier, je vous donne un exemple de croyance limitante : « Dire non, c’est être égoïste ». Ce type de croyance est ancré chez les personnalités évitantes dont nous allons parler tout de suite.

Un autre exemple de croyance limitante que j’avais plus jeune était « Il faut que je montre ma force, sinon on va me faire du mal ».

Quelles sont les attitudes à effets négatifs des personnes n’ayant pas d’assertivité ?

Quelqu’un qui ne fait pas preuve d’assertivité va utiliser des comportements déviants. Il en existe trois principaux. Parfois, deux ou trois traits de comportements sont associés, en fonction des situations.

1er comportement : l’agressivité

La personnalité agressive cherche à attaquer ou à dominer. Elle va s’efforcer d’imposer ses propres règles. Utiliser la provocation, accuser ou juger les autres sans raison valable. Elle va essayer d’occuper toute la place. C’est-à-dire qu’elle va franchir votre bulle intime. Vous savez cette frontière virtuelle autour de vous dans laquelle vous ne laissez entrer que des proches.

La spécialité de la personnalité agressive est d’empiéter sur le territoire de l’autre afin de l’intimider. Elle le fait physiquement mais aussi verbalement. En dévalorisant, en blessant ou en utilisant la menace pour atteindre ses objectifs.

2ème comportement : la soumission

La personnalité évitante va fuir ou se soumettre aux personnes ou événements qu’elle craint.

Ce type de personnalité n’exprime pas son opinion par peur des conflits. Elle peut nier l’existence des problèmes. Elle se ment à elle-même. Elle se justifie beaucoup auprès des autres même lorsqu’ils ne lui demandent rien. Elle ne respecte pas ses besoins et laisse les autres choisir à sa place.

3ème comportement : la manipulation

La personnalité manipulatrice va chercher à obtenir ce qu’elle souhaite des autres pour servir ses propres intérêts. Elle ne tient compte QUE de ses besoins personnels, au détriment de ceux d’autrui. Cette attitude n’a RIEN à voir avec une saine écoute de ses propres besoins comme je vous le conseille fréquemment. Ici, la personnalité manipulatrice utilise des moyens détournés sans se soucier des dommages qu’elle peut causer.

Dans le cas des manipulateurs pervers, elle se réjouit même des souffrances qu’elle inflige. Car cela lui prouve sa capacité à imposer sa domination.

À ce sujet, je vous conseille d’écouter l’épisode n° 3 si ce n’est déjà fait.  Je vous y explique en détails comment vous préserver face à ce type de comportement.

Comment formuler une demande assertive ?

Vous devez d’abord identifier vos besoins par rapport à une situation donnée. Cela peut être sous forme de conseil, de soutien moral ou matériel. Rappelez-vous que vous avez le droit de demander de l’aide.

Ensuite, on formule la demande suivant le modèle DESC :

D             DÉCRIRE les faits : être le plus objectif possible, ne porter aucun jugement, ne pas faire de généralisation avec des « toujours » ou des « jamais ».

E             Nommer vos ÉMOTIONS : pour cela, on doit utiliser le « Je » et non le « Tu ».

S             Proposer des SOLUTIONS : en parlant du présent ou du futur sans ressasser le passé, ce qui est plus positif

C             CONSÉQUENCES positives : pour l’équipe, les clients, la relation amicale, le couple, la famille, etc.

Un exemple réel de demande non-assertive

Je peux vous donner un contre-exemple que j’ai entendu hier en faisant mes courses.

Un couple devant moi à la caisse du magasin. L’homme est adossé nonchalamment sur la caisse opposée, tourné vers sa compagne. Celle-ci se penche vers le panier et commence à déposer ses courses sur le tapis roulant. Elle lance : « Surtout, ne m’aide pas. Cela pourrait te fatiguer. ».

À l’évidence, sur le fond, sa demande était légitime. L’homme n’avait visiblement pas l’intention de l’aider.

Mais sur la forme, cette demande était non assertive.

La conséquence de cette mauvaise communication, c’est que cela a renforcé le comportement de son compagnon. Pour ne pas perdre la face vis-à-vis des autres clients, il est resté tranquillement là où il était. Sa compagne a déposé toutes les courses seules sur le tapis roulant.

Pourquoi selon vous ? Et bien tout simplement, cette demande était agressive et cynique. « Cela pourrait te fatiguer» accusait la paresse de son compagnon. « Surtout, ne m’aide pas » sous-entendais le mépris. L’ensemble de la phrase avait une connotation négative.

Un simple « Veux-tu bien m’aider stp ? » demandé avec le sourire, aurait probablement changé la réaction de l’homme. Peut-être pas s’il est très mal éduqué. Mais en tout cas, avec cette formulation rentre-dedans, il n’y avait AUCUNE chance qu’il change  son attitude.

Exemples de demande assertive dans la sphère professionnelle et privée

Je vais maintenant vous donner des exemples de demande assertive.

En voici une dans un cadre professionnel :

D : Je suis entrain de travailler sur un dossier important et j’entends votre conversation.

E : Cela me me stresse car j’ai peur de ne pas finir à temps.

S : Pourriez-vous échanger à voix basse SVP ?

C : Je serai moins stressée et plus efficace, ce sera plus agréable pour tout le monde.

À présent, un autre exemple dans un cadre privé :

D : Je constate que tu es rentré à une heure tardive tous les soirs cette semaine.

E : Je me suis sentie abandonnée et triste.

S : Est-ce que l’on pourrait se réserver au moins une soirée rien que tous les deux à partir de maintenant ?

C : Ce sera agréable de partager plus d’activités et de discussions.

Passez à l’action !

Maintenant c’est à vous de jouer ! Repensez à une situation qui vous a contrarié récemment. Et imaginez un échange suivant le modèle DESC.

Vous pouvez m’envoyer vos exemples pour que j’en parle sur le podcast. Je conserverai votre anonymat bien sûr. Je nommerai simplement votre prénom ou un pseudonyme si vous le souhaitez.

Cet épisode est un peu plus long que d’habitude. Je remets donc à la prochaine fois la façon de formuler un refus assertif.

Une dernière chose avant de se quitter. Chaque épisode me demande en moyenne 15 heures de travail. Il y a le temps de réflexion, de structuration de mes idées, l’enregistrement et le montage audio et enfin la mise en ligne. C’est un  travail que je vous offre avec plaisir. Mais je me sens un peu isolée derrière mon micro. Alors, cela m’encouragerait si j’avais des commentaires de votre part. De cette façon, je serai sûre de faire des épisodes qui correspondent à vos attentes et de ne pas parler dans le vide.

Ceci était une demande assertive. Prenez soin de vous et à très bientôt !